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«Petits revenants»: Comment la Seine-Saint-Denis gère le retour des enfants de Syrie ou d'Irak


Un enfant tient la main d'un adulte (photo d'illustration) — FRED TANNEAU / AFP Sur les 77 enfants de retour de Syrie, la Seine-Saint-Denis en a accueilli 37 depuis la fin de lannée 2016.

Le président du conseil général, Stéphane Troussel, a écrit au Premier ministre pour demander des moyens supplémentaires.Depuis mars 2017, une circulaire encardre leur accompagnement.  EDIT - Ce mardi, un djihadiste français, ses deux femmes et leurs neuf enfants, jusqualors détenus en Turquie, ont été rapatriés en France.

Si les trois adultes ont immédiatement été transférés dans les locaux de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), les enfants, dont la plupart sont nés en Syrie, ont été placés, a précisé le parquet de Bobigny. Comment sont-ils pris en charges? Lan dernier, 20 Minutes sétait penché sur la question.

Relisez notre enquête.Elle bondit en entendant le terme « bombe à retardement ». Peut-on vraiment désigner ainsi des enfants, même s’ils ont passé les premiers mois de leur vie en zone irako-syrienne, sous le régime de Daesh ? « Je n’ai pas de boule de cristal pour l’avenir mais je ne crois pas au déterminisme sinon je ne ferais pas ce métier », insiste Delphine*, responsable de l’aide sociale à l’enfance (ASE) en Seine-Saint-Denis.

L’expression a pourtant été employée en janvier dernier par un homme que l’on ne pourrait accuser de chercher à faire le buzz :  François Molins. « Ces gamins ont vécu dans des conditions qui ne sont pas normales, avec des valeurs différentes de celles de nos sociétés occidentales. Certains ont assisté à des décapitations, voyaient des armes à la maison, avec des valeurs antidémocratiques, anti-tout », a déclaré le procureur de la République à Paris, insistant sur la nécessité d’innover en matière de prise en charge.

Soixante-dix sept mineurs de retour de Syrie ou d’IrakSur les quelque 500 mineurs qui se trouvaient en Syrie ou en Irak, 77 sont revenus depuis 2013, selon les derniers chiffres du ministère de l’Intérieur. Parmi eux, cinq mineurs, adolescents à leur arrivée aujourd’hui majeurs, ont été condamnés pour « association de malfaiteurs terroriste » et trois sont en détention provisoire, précise une source judiciaire.

Les autres sont considérés comme des enfants en danger et pris en charge par les services sociaux, le plus souvent en Seine-Saint-Denis. Non pas parce que leurs parents en sont originaires mais parce que ces mineurs atterrissent à l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle, rattaché à la juridiction du tribunal de Bobigny.

Depuis la fin de l’année 2016, l’aide sociale du département s’est occupé 37 enfants, âgés de 3 mois à 13 ans pour l’aînée, la grande majorité ayant moins de cinq ans. C’est peu au regard des 5.000 jeunes dont elle a la charge mais la complexité de ces cas nécessite un engagement spécifique. Fin mars, le président du conseil départemental.

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