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4 12.06.2019 16:40:31 16:40

La manière dont les hommes stockent les graisses peut influer sur leur risque de cancer de la prostate

(Relaxnews) - De nouvelles recherches ont montré que la manière dont les graisses corporelles sont distribuées dans le corps de ces messieurs pourrait affecter leur risque de développer une forme agressive du cancer de la prostate.Cette étude a été menée par des chercheurs de la Harvard T.

H. Chan School of Public Health, du National Institute on Aging de Bethesda (Maryland), de lUniversité dIslande, de lIcelandic Cancer Society et lIcelandic Cancer Registry. Elle a suivi 1.832 Islandais et a évalué leurs risques dêtre atteints ou de décéder dun cancer de la prostate. Les chercheurs ont par ailleurs mesuré lindice de masse corporelle (IMC) des participants et analysé la distribution des graisses corporelles en utilisant limagerie médicale.

Les participants ont ensuite bénéficié dun suivi de 13 années.Leurs résultats, publiés dans la revue en ligne CANCER, ont montré que la graisse viscérale, qui nest autre que la graisse abdominale qui entoure les organes, était associée à un plus grand risque de cancer de la prostate avancé, alors que la graisse des cuisses subcutanée, qui se trouve dans les cuisses juste en dessous de lépiderme, était associée à un risque plus fort de cancer de la prostate fatal.

Le fait dafficher un indice de masse corporelle élevé ainsi quun tour de taille élevé était aussi associé à un risque accru de la forme avancée et fatale du cancer de la prostate.De plus, les scientifiques ont trouvé que les hommes qui affichaient un IMC plus modéré, mais qui avaient plus de graisse viscérale, enregistraient aussi un risque accru des deux formes de cancer de la prostate.

Il est intéressant de noter que, lorsque nous avons considéré séparément les hommes affichant un fort IMC contre ceux qui en affichaient un faible, nous avons trouvé que lassociation entre graisse viscérale et cancers de la prostate avancés et fatals était plus forte chez les hommes affichant un IMC plus faible.

La précision de ces estimations était limitée dans lanalyse du sous-groupe, mais cest un signal intrigant pour les recherches futures, a commenté Barbra Dickerman, en charge de cette étude.Létude précise que le World Cancer Research Fund ajoute quil y a de fortes preuves dun lien entre obésité et le risque de cancer avancé de la prostate.

De plus amples recherches sont désormais nécessaires pour enquêter sur la manière dont les graisses sont distribuées et comment leurs changements à travers le temps pourraient aussi affecter la maladie.En fin de compte, identifier des modèles de distribution des graisses qui sont associés au plus fort risque de cancer de la prostate significatif sur le plan clinique pourrait permettre délucider les mécanismes reliant lobésité à des maladies agressives et cibler les bonnes stratégies dintervention pour les hommes, a poursuivi le professeur Dickerman.

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