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EXCLUSIF. Un an et demi après #Metoo, les stéréotypes sur le viol restent encore très ancrés, révèle une étude


Le 24 novembre 2018, des milliers de femmes ont manifesté en France contre les violences sexistes et sexuelles. — AFP Selon lenquête, 83% des Français pensent que #Metoo a eu un «effet positif sur la libération de la parole des femmes».

En parallèle, certains stéréotypes sur les victimes de violences sexuelles et sur le viol se sont renforcés par rapport aux résultats de la première enquête sur le sujet, publiée en 2016. Dix-huit mois après la naissance du mouvement #Metoo, les représentations des Françaises et des Français sur le viol et les violences sexuelles ont-elles été bouleversées ? C’est ce qu’a voulu mesurer l’association Mémoire traumatique et victimologie, dans une enquête* réalisée par l’institut Ipsos que 20 Minutes révèle en exclusivité.

Elle démontre que la médiatisation de #Metoo, lancé dans le sillage du scandale visant le producteur américain Harvey Weinstein, a pu renforcer certains stéréotypes sur le viol et les violences sexuelles. Et que ces stéréotypes demeurent très ancrés.Quelques effets positifsPremière note positive: les détracteurs de #Metoo auront eu peu de prise sur la perception du mouvement par les Français.

Pour une écrasante majorité des personnes interrogées (83%), le phénomène a bel et bien contribué à la libération de la parole des femmes et renforcé leur capacité à porter plainte. 69 % pensent qu’elles seront désormais mieux soutenues par leur entourage et les témoins et 57 % des répondants considèrent que #Metoo améliorera les relations entre les hommes et les femmes.

Autre évolution encourageante, les stéréotypes sur la sexualité féminine sont en léger recul par rapport aux résultats de la première enquête publiée en 2016. A titre dexemple, 64% des Françaises et des Français sont daccord en 2019 avec la phrase «En règle générale, les femmes ont besoin dêtre amoureuses pour envisager un rapport sexuel», contre 74% en 2016.

Enfin, une très large proportion de Français (96 %) sait aujourd’hui qualifier correctement les comportements qui relèvent dun viol.D’autres stéréotypes renforcésEn revanche, certains mythes sur le viol semblent sêtre plutôt renforcés. 37 % des Français estiment par exemple qu’il est fréquent d’accuser une personne de viol par « déception amoureuse » ou « pour se venger ».

Ils étaient 32 % en 2016. Une insinuation qui fait écho aux accusations de «délation» portées ces deux dernières années à lencontre des femmes qui osaient témoigner publiquement sur les réseaux sociaux.« Même si cette augmentation n’est pas massive, elle n’est pas surprenante. La médiatisation des violences sexuelles a laissé place à tout un tas de discours réactionnaires et antiféministes insinuant que les femmes qui accusaient leur agresseur le faisaient par vénalité.

. D’autant que la majorité des femmes qui ont témoigné dans le sillage de #Metoo ont décrit des situations survenues dans un.....


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