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16 25.06.2019 20:59:37 20:59

Un mois après les élections: passe et impasses

Il y a un mois, les Belges se rendaient aux urnes. Au niveau fédéral, il a d’emblée été clair que la constitution d’une majorité s’avérerait difficile, sinon impossible. En effet, elle aboutirait à forcer des formations politiques à s’unir à des partenaires dont les programmes sont l’exact inverse du leur.

Dans un système démocratique, il ne peut être demandé à des partis de participer au pouvoir à la seule fin de ne pas laisser celui-ci vacant. A fortiori, dans des temps où la parole politique est dévaluée, il ne peut être reproché à des responsables politiques de refuser de prendre part à des gouvernements qui seraient incapables de mettre en œuvre tout ou partie des engagements qu’ils ont pris devant les électeurs.

Dans pareil cas de figure, par le passé, la seule solution a été de revoir le modèle, soit de modifier les structures fondamentales de l’Etat afin d’augmenter les compétences des entités fédérées et de réduire celle de l’autorité fédérale. Ceci paraît presque impossible aujourd’hui pour deux raisons essentielles.

Tout d’abord, il existe du côté francophone un large consensus, sinon une unanimité, pour refuser tout débat institutionnel. Ensuite, et plus fondamentalement encore, la déclaration de révision de la Constitution adoptée à l’extrême fin de la dernière législature ne laisse guère d’espace à la négociation d’une septième réforme de l’État.

Un voile pudique destiné à dissimuler le chaosIl y a tout lieu de croire que la désignation de deux informateurs par le Roi, et leur travail dans la plus grande discrétion, ne soient qu’un voile pudique destiné à dissimuler le chaos. Une fois l’été passé, il faudra en prendre acte et plus que probablement se résigner à une réflexion en profondeur sur la viabilité du modèle fédéral belge, voire sur la pérennité même du pays.

Ceci impliquera le vote d’une déclaration de révision de la Constitution à spectre large et de nouvelles élections fédérales, existentielles cette fois.Il y a un mois, cependant, les observateurs pouvaient raisonnablement imaginer que des gouvernements régionaux et communautaires verraient rapidement le jour et offriraient ainsi une source de stabilité dans le paysage institutionnel global.

Tel fut d’ailleurs le cas en Communauté germanophone.Par contre, dans les entités fédérées, la mécanique se grippe.En Communauté flamande, la majorité sortante (N-VA, CD&V et Open VLD) peut être reconduite. D’autres formules associant d’autres partis démocratiques sont possibles. Par contre, une majorité nationaliste unissant la N-VA et le Vlaams Belang ne peut recevoir le soutien d’une majorité au sein du Parlement flamand.

Force est de constater que les discussions préalables à la négociation d’un accord de gouvernement ne s’expliquent que par la volonté de démontrer, d’une part, que le Vlaams Belang est aux yeux de la N-VA, un interlocuteur digne de respect et, d’autre part, qu’il ne pourra être associé au pouvoir en raison du refus opposé par les autres formations politiques.

.Du côté.....


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