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6 27.06.2019 10:17:46 10:17

Renault-Nissan : Emmanuel Macron cherche à éteindre l’incendie

Régis Arnaud, Bertille Bayart et Emmanuel Egloff, à Tokyo Les rôles se sont soudainement inversés entre Renault et Nissan, entre la France et le Japon. Désormais, c’est le camp japonais qui appelle à renégocier l’Alliance entre les deux constructeurs automobiles, tandis que le camp français ne le souhaite plus.

Emmanuel Macron, en visite d’État à Tokyo avant la réunion du G20 à Osaka, a en effet sifflé la fin de partie jeudi matin. «Le sujet» pour l’Alliance Renault-Nissan, a-t-il déclaré, «ce ne sont pas les participations». «Qu’on fasse moins de politique, moins de finance, mais plus d’industrie et plus d’innovation technologique!» a lancé le chef de l’État.

» LIRE AUSSI - Nissan: des petits porteurs fustigent Renault L’Alliance Renault-Nissan est une structure capitalistique complexe, dans laquelle Renault détient plus de 43% du capital de Nissan, qui en retour possède 15% des actions du Losange. Le groupe japonais n’a en revanche pas de droits de vote dans le groupe français.

Pour Emmanuel Macron, ce schéma est un héritage de l’histoire. «Quand Nissan a été en difficultés, il a été sauvé par Renault», a-t-il rappelé devant quelques journalistes. «Une crise est survenue, liée à une situation individuelle», a-t-il ajouté en référence à l’arrestation de Carlos Ghosn en novembre dernier, «mais rien ne justifie qu’on doive de par cette situation changer les participations croisées, la gouvernance et a fortiori la participation de l’État dans Renault qui n’a rien à voir avec Nissan.

Il y a des gens qui essaient de faire de la politique à mauvais escient». Le président de la République estime que les deux groupes doivent renforcer leurs synergies et leur intégration, mais sur un plan industriel et pas par des «bougés capitalistiques». Accords de gouvernanceParis semble donc vouloir remettre le couvercle sur un dossier de plus en plus explosif.

C’est un changement de pied apparent que, de source française, on minimise. «Nous sommes tous d’accord sur le fait qu’il faut remettre les priorités dans le bon ordre. Et la priorité, c’est l’industrie, le véhicule électrique, la conduite autonome. Cela a d’ailleurs toujours été le sens du message du gouvernement, qui n’a cessé d’insister sur la nécessité de renforcer l’Alliance».

» LIRE AUSSI - Renault, Nissan, Fiat, l’État: la mise au point de Jean-Dominique Senard La feuille de route donnée par l’État actionnaire à Carlos Ghosn puis à son successeur Jean-Dominique Senard était de rendre celle-ci «indétricotable». Vu de Tokyo et de Yokohama, où se situe le siège de Nissan, le gouvernement français était ainsi l’aiguillon de tous les projets de fusion entre les deux constructeurs dont Nissan ne veut résolument pas.

. Le groupe refuse l’idée, et a fortiori toute opération qui ne reconnaîtrait pas le fait que, vingt ans après son sauvetage, il est un groupe deux fois plus gros que son chevalier blanc français. La succession de crises de ces huit derniers mois dont celle créée autour du projet de mariage.....


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