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À Cannes, le premier écomusée sous-marin de France prend l’eau

Cannes va peut-être devoir attendre encore un peu avant de pouvoir ouvrir son «premier écomusée sous-marin de France». La ville prévoyait d’immerger six statues de deux mètres de haut à faible profondeur, au sud de l’île Sainte-Marguerite, que l’on perçoit au large de la Croisette. L’œuvre de l’artiste Jason deCaire Taylor, spécialisé dans les sculptures sous-marines, devait être inaugurée cet été.

» LIRE AUSSI - Soixante photos sous les mers Le préfet de la région PACA en a décidé autrement. Dans un arrêté daté du 3 avril, il demande la réalisation d’une étude d’impact du projet sur l’environnement. Au nom de potentielles retombées de cet écomusée sur «la biodiversité, les habitats naturels et potentiellement plusieurs espèces protégées», notamment sur les herbiers de Posidonie situés à proximité.

Plante typiquement méditerranéenne, elle est nécessaire à la préservation de l’écosystème local.
Jason deCaires Taylor a installé ses sculptures sous-marines dans de nombreuses mers du globe: dans l’Atlantique, dans l’océan Indien, en mer des Caraïbes, en mer de Bali.

.. Mais pas encore en Méditerranée. Jason deCaires Taylor/www.underwatersculpture.com En réponse, le maire de Cannes, David Lisnard, a émis un recours gracieux, pour contester la décision de l’arrêté. Dans sa lettre, il regrette la «disproportion entre la modestie du projet (la prise au sol est de 54 m², NDLR) en matière d’empreinte écologique et la décision imposant la réalisation d’une évaluation environnementale.

» L’édile redoute un report de l’inauguration à au moins un an, le temps que l’étude d’impact soit menée. Celle-ci entraînerait par ailleurs un surcoût de 12.960 €, selon la Mairie, contactée par Le Figaro. Des récifs artificiels Pour appuyer son refus de l’étude d’impact, David Lisnard met en avant «l’absence d’incidence du projet sur l’environnement mais surtout, a contrario, une incidence positive, liée notamment à son emplacement sur un site très fortement dégradé par l’homme».

De fait, les statues seront installées sur une zone fortement polluée de macrodéchets, que la ville s’engage à nettoyer. De plus, l’implantation d’une double canalisation EDF en 1992 a empêché toute biodiversité de s’y développer. Selon le maire de Cannes, les statues deviendront «des récifs artificiels servant de refuge, progressivement colonisés par la faune et la flore sous-marine».

Il estime également que cet écomusée permettra de «sensibiliser le grand public à la nécessité de respecter et de préserver la biodiversité marine».» LIRE AUSSI - Un graffiti de corail pour sauver les récifs L’autre point de crispation se situe sur la fréquentation du site. Le préfet considère en effet que «le projet risque de générer un trafic supplémentaire dans un secteur déjà fortement fréquenté toute l’année», ce qui pourrait dégrader l’environnement local.

. La Mairie estime à l’inverse que «nous n’allons en aucun cas augmenter le.....


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