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10 27.06.2019 23:58:13 23:58

Iran. Trump mis en garde contre l’« illusion » d’une « guerre courte »


Des Iraniens défilent en arborant le portrait de l’ayatollah Ali Khamenei lors d’une cérémonie à l’occasion d’une cérémonie maquant le retour de corps de soldats tués lors de la guerre Iran-Irak.

Ces funérailles publiques ont donné aux autorités l’occasion d’exalter la « résistance » face à l’« ennemi principal » : les États-Unis. (Photo EPA) Le ping-pong des déclarations choc se poursuit entre Téhéran et Washington : l’Iran a mis en garde, jeudi, Donald Trump contre l’« illusion » d’une « guerre courte » contre la République islamique, en réaction à des propos du président américain.

L’idée d’une « guerre courte avec l’Iran est une illusion », a écrit le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, dans un message sur Twitter destiné, selon lui, à corriger certaines « idées fausses » du président américain qui « menacent la paix ».La crise au long cours qui caractérise depuis quarante ans les relations entre les États-Unis et la République islamique connaît, depuis environ deux mois, un nouvel accès de fièvre, sur fond d’escalade dans la région du Golfe et d’inquiétudes pour la survie de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, menacé depuis que les États-Unis s’en sont retirés, en mai 2018.

Dans la capitale autrichienne, à la veille d’une réunion destinée à se pencher sur l’accord, un diplomate a indiqué que les réserves d’uranium faiblement enrichi de l’Iran ne devraient pas dépasser, ce jeudi, la limite fixée par le texte, contrairement à ce qu’avait annoncé Téhéran.« Pas de troupes au sol »Un nouveau pic dans la crise a été atteint lorsque l’Iran a abattu un drone américain, le 20 juin, après une série d’attaques d’origines inconnues contre des tankers attribuées par Washington à Téhéran, qui a démenti toute implication.

Dans ces circonstances ultra-tendues faisant craindre un embrasement, Donald Trump a évoqué, mercredi, la possibilité d’une guerre courte contre Téhéran. « Nous sommes dans une position très forte, et ça ne durerait pas très longtemps, je peux vous le dire », a-t-il assuré. « Et je ne parle pas de troupes au sol.

 »Selon l’agence officielle Irna, le président iranien Hassan Rohani a déclaré, mardi, à son homologue français, Emmanuel Macron, que l’Iran ne cherchait la guerre « avec aucun pays », pas même les États-Unis.« Ennemi principal »Pour autant, Téhéran multiplie les mises en garde. À Téhéran, les funérailles publiques de près de « 150 martyrs » tombés lors de la guerre Iran-Irak ou en Syrie ont donné aux autorités l’occasion d’exalter la « résistance » face à l’« ennemi principal » : les États-Unis.

.« La main bénie qui a attaqué le drone américain a confirmé que, pour résister devant l’ennemi, la République islamique n’a aucune hésitation. »S’adressant à la foule, le chef de l’Autorité judiciaire, Ebrahim.....


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