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11 05.07.2019 19:59:22 19:59

Venezuela, l’ONU publie un rapport accablant sur les droits humains

Michelle Bachelet a présenté vendredi 5 juillet un rapport sur la situation des droits humains au Venezuela. La haut-commissaire de l’Organisation des Nations unies (ONU) aux droits de l’homme a dénoncé le nombre « extrêmement élevé » d’exécutions extrajudiciaires présumées au Venezuela.

Ce texte a été critiqué par le gouvernement de Nicolas Maduro, dans une réponse écrite argumentée. Il estime que l’enquête de l’ONU est truffée d’« erreurs » et d’« imprécisions ».Fête du travail sous tension à CaracasLe pays traverse depuis des mois une crise politique, avec la lutte entre le président Nicolas Maduro et l’opposant Juan Guaido, qui s’est proclamé président par intérim et a été reconnu comme tel par une cinquantaine de pays, dont les États-Unis.

Le Venezuela est aussi en proie à une grave crise économique, aggravée par un embargo pétrolier et des sanctions financières imposés par Washington pour tenter de chasser Nicolas Maduro du pouvoir. La population souffre de pénuries de nourriture et de médicaments.6 856 personnes ont été tuées par les autorités depuis le début 2018Le rapport rendu public le vendredi 5 juillet s’appuie sur 558 entretiens réalisés par le Haut-Commissariat, notamment lors d’une mission au Venezuela du 11 au 22 mars dernier.

La haut-commissaire, ancienne présidente à deux reprises du Chili, s’est rendue, elle-même, du 19 au 21 juin 2018 à Caracas.Le gouvernement vénézuélien, qui se réclame de l’héritage du défunt président Hugo Chavez, conduit une stratégie « visant à neutraliser, réprimer et incriminer les opposants politiques et les personnes critiquant le gouvernement » accuse Michelle Bachelet dans le rapport.

« Depuis une décennie, le Venezuela a mis en œuvre un arsenal de lois et pratiques qui ont réduit l’espace démocratique, affaibli les institutions publiques et affecté l’indépendance du pouvoir judiciaire. »Discussions à Oslo pour l’avenir du VenezuelaLe rapport indique qu’en 2018, 5 287 personnes ont été tuées dans des cas relevant de la « résistance à l’autorité » – selon le gouvernement – au cours de ses opérations de sécurité.

Entre le 1er janvier et le 19 mai 2019, 1 569 autres personnes ont été tuées, toujours selon Caracas.Des groupes armés crées par le pouvoir en place ont recours à la force de manière excessive depuis au moins 2014. « Les forces spéciales (FAES) ont été créées en 2017 et sont responsables de nombreuses exécutions extrajudiciaires » relève le rapport.

En outre, « des groupes civils armés pro gouvernementaux, appelés colectivos, ont contribué à la détérioration de la situation en exerçant un contrôle social et en aidant à réprimer les manifestations », explique le Haut-Commissariat, basé à Genève, qui a recensé 66 morts lors de manifestations entre janvier et mai 2019, dont 52 attribuables aux forces de sécurité gouvernementales ou aux « colectivos ».

.Cucuta, épicentre de la détresse des VénézuéliensCertaines parties de la population sont particulièrement.....


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