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Affaire Tapie: Stéphane Richard relaxé

Orange pousse un ouf de soulagement. Dans l’affaire Tapie, Stéphane Richard, qui à l’époque était directeur de cabinet de la ministre de l’Économie Christine Lagarde, risquait gros. Trois ans de prison, dont 18 mois ferme, assortis d’une amende de 100.000 euros et d’une interdiction de toute fonction publique pendant cinq ans.

» LIRE AUSSI - Arbitrage Tapie: le grand récit d’une affaire tentaculaire Le tribunal correctionnel de Paris a décidé de relaxer Bernard Tapie, ainsi que Pierre Estoup et Stéphane Richard. Ce dernier a toujours clamé son innocence dans l’affaire de l’arbitrage sur la vente d’Adidas. Sa position personnelle était claire: en cas de condamnation, il aurait fait appel.

Sa situation à la tête d’Orange aurait toutefois été très fragilisée. «C’est un immense soulagement de voir mon innocence reconnue», a déclaré Stéphane Richard Lors de sa première prise de parole, estimant que l’affaire Tapie a été «sa croix depuis de nombreuses années».Stéphane Richard est arrivé à la tête d’Orange en 2010.

Il a alors été nommé par l’État avec pour première mission d’apaiser les tensions au sein du groupe. Triste hasard du calendrier, un autre verdict sera rendu le 12 juillet, celui de la responsabilité de France Télécom, devenu Orange, dans l’affaire des suicides. Cette première mission remplie, Stéphane Richard s’est attelé à développer le groupe en Afrique, continent qui est à la fois un important relais de croissance et une zone d’expérimentation pour de nouveaux services.

C’est là que le groupe a fait ses premiers pas dans les services financiers avant le lancement d’Orange Bank en France et dans la distribution d’électricité. C’est un des chevaux de bataille de Stéphane Richard: étendre l’offre disponible. Pour les clients particuliers, cela passe aussi par des abonnements à des services de télésurveillance et davantage de produits pour la maison connectée.

Côté entreprise, Orange s’est lancé dans la bataille de la cybersécurité et des Datacenters, visant là un marché en pleine extension. Bras de fer avec BercyAvant l’énoncé de la sanction, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, avait fait savoir que pour le patron d’une entreprise dont l’État est actionnaire, condamnation valait démission.

Une position contestée par Orange, qui estime qu’en bonne gouvernance, la nomination ou révocation du PDG est l’affaire du conseil d’administration, dans lequel l’État actionnaire ne compte que trois représentants sur 15 membres. Ce différend avec Bercy se double d’un deuxième sujet, celui de la dissociation entre les fonctions de président et de directeur général.

Bercy veut imposer cette différence dans toutes les sociétés dont l’État est actionnaire. Stéphane Richard a toujours affirmé que tant qu’il dirigerait l’entreprise, il entendait conserver la réunion des deux fonctions sous le titre de PDG. Aujourd’hui, le jugement relaxant Stéphane Richard privilégie donc le statu quo.

. Dauphins en interneEn cas d’empêchement de Stéphane Richard,.....


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