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10 12.07.2019 03:00:00 03:00

États-Unis : pourquoi Wall Street atteint des records historiques ?

Pour la première fois de son histoire, l’indice Standard and Poors, de la bourse de New York, a brièvement franchi le seuil de 3.000 points, tandis que le Dow Jones, l’autre indice boursier de la place américaine, était lui aussi au plus haut. La valeur de la bourse américaine a été multipliée par quatre, soit une progression de 300%, par rapport à mars 2009.

Mais il y a un mais, le PIB, la richesse réellement créée et non financière, n’a progressé que de 23% sur la même période. Plusieurs raisons expliquent cet écart. Dabord, les entreprises cotées sont souvent les plus performantes. Ensuite, le poids des valeurs technologiques, les Apple, Google et autres Facebook, est très important, et ces entreprises ont connu des croissances considérables sur les dix dernières années.

L’indice est donc un miroir déformant, grossissant, de l’économie américaine.Il n’y a qu’une seule chose qui intéresse vraiment les marchés : le prix de l’argent, c’est-à-dire les taux d’intérêt. Si ceux-ci sont faibles ou bien quils vont baisser, les boursiers achètent. Ils anticipent que les entreprises vont s’endetter pour investir, grâce au faible prix du crédit, que la croissance va continuer et que les profits seront au rendez-vous.

Si, au contraire, les taux montent, on vend. On anticipe le mouvement économique exactement inverse, avec moins de profits. Mercredi 10 juillet, la banque centrale américaine, qui fixe le niveau des taux d’intérêt, a indiqué qu’elle allait les baisser. Du coup, c’est la fête, on va repartir pour une tournée générale d’endettement.

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Si elles ne baissent pas leurs taux d’intérêt, elles risquent de provoquer une chute des bourses, qui peut dégénérer en crise financière, comme il y a 10 ans. Mais alors même qu’elles les baissent pour satisfaire les marchés, elles provoquent l’accumulation des dettes, et donc des risques, qui peuvent, à terme, provoquer une crise.

En résumé, elles sont face à un dilemme : si elles ne baissent pas les taux d’intérêt, c’est la crise tout de suite. Si elles les baissent, c’est la crise plus tard. Elles choisissent évidemment la seconde option, tout simplement parce que c’est remettre les problèmes à demain. La rédaction vous recommande Écotaxe : la grosse colère du PDG de XL Airways sur RTL Pourquoi le chèque est-il le moyen de paiement le plus fraudé en France ? Dîners fastueux : François de Rugy révèle ses échanges avec Mediapart Les Républicains : Laurent Wauquiez renonce à briguer la présidence du parti en octobre.

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