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Des œuvres syriennes exposées à Strasbourg pour comprendre le drame des réfugiés

Elles ont représenté des bombes et des maisons détruites, mais aussi des fleurs et des oiseaux: des œuvres de Syriennes réfugiées en Turquie sont présentées dans la gare de Strasbourg. L’exposition est organisée par le Programme alimentaire mondial pour faire mieux comprendre le ressenti d’un réfugié.

Ces douze femmes, âgées d’une vingtaine à une soixantaine d’années, ont suivi une courte formation à la linogravure, la sérigraphie et au patchwork en Turquie grâce au Programme alimentaire mondial de l’ONU, qui vient en aide aux plus vulnérables des 4 millions de réfugiés hébergés par la Turquie.» LIRE AUSSI - En images - Le malheur des réfugiés syriens en exil » LIRE AUSSI - Donald Trump à Nadia Murad: «Ils vous ont donné le prix Nobel pour quelle raison?» Des reproductions de leurs œuvres sont exposées sur la verrière extérieure du bâtiment de la gare de Strasbourg jusqu’à la mi-septembre, afin de les mettre «à la hauteur de l’architecture de la gare», explique Sylvain Bailly, de l’opérateur ferroviaire français SNCF qui organise une centaine d’expositions par an.

Sur l’une des œuvres, Hatice D., 38 ans, a représenté des pupitres d’écoliers pour illustrer le courage qu’il lui a fallu pour aller chercher son fils à l’école après le bombardement du bâtiment en Syrie.Emine N., elle, ne voulait pas quitter la Syrie lorsque le conflit a commencé et a d’abord déménagé d’Alep à la campagne environnante avec sa famille.

Elle a représenté des bombes transformées en fleurs pour illustrer l’espoir du retour de la paix.» LIRE AUSSI - Les sons d’une prison syrienne à l’honneur du prix Turner d’art contemporain La plupart des patchworks aux couleurs vives figurent les maisons de ces femmes, souvent détruites mais restées gravées dans leurs mémoires.

«En travaillant avec ces réfugiés les plus vulnérables, nous nous sommes demandé si certains d’entre eux aimeraient exprimer quelque chose de leur expérience à travers l’art. Nous avons fait cela aussi pour améliorer la compréhension entre la population turque et les réfugiés», explique Martin Penner, responsable de la communication pour le PAM en Turquie.

» LIRE AUSSI - Le ministère de la Culture refuse 200.000 euros de Lafarge en raison de son rôle en Syrie «C’est absolument incroyable ce qui est sorti de cette toute petite formation pour ces douze femmes qui n’avaient aucune expérience artistique», estime-t-il, parlant d’un «récit à la première personne de ce que c’est d’être un réfugié vulnérable».

. Il se dit heureux que ces œuvres servent aujourd’hui à faire mieux comprendre à des Européens le «voyage émotionnel» effectué par ces femmes, entre peur, nostalgie et espoir. Déclenchée en 2011, la guerre en Syrie a tué plus de 370.000 personnes. ..


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