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Loi bioéthique ou pas, l'Espagne restera l'eldorado de la PMA

Temps de lecture: 6 min Il sest mis à lombre pour lattendre. 32 degrés à Madrid, ce lundi 29 juillet. Les avant-bras sur la rambarde du préau, il tourne le dos à la clinique de procréation médicalement assistée (PMA), absorbé par les vidéos qui défilent sur son smartphone.

Derrière lui, la porte automatique coulisse. Sa copine sort. Elle sapproche discrètement... le jeune homme sursaute quand elle lui attrape les hanches. Elle se jette dans ses bras en lui montrant la feuille de papier quelle tient à la main. En arrière-plan, une femme sourit sur une grande affiche publicitaire qui occupe toute la paroi vitrée: «Eugin, la clinique que choisissent les Européennes.

» Et surtout les Françaises.30% des patientes de cette entreprise spécialisée dans la PMA viennent de lHexagone. Beaucoup y achètent le rêve que notre pays leur refuse: devenir maman. Un business juteux en Espagne, où la législation permissive attire les étrangères qui nont pas droit à lassistance médicale pour procréer dans leur pays.

Comme les lesbiennes ou les femmes seules en France.À Paris, le projet de loi bioéthique présenté par le gouvernement le 24 juillet, prévoit douvrir laccès à la procréation médicalement assistée. Cesseront-elles pour autant de franchir les Pyrénées pour tomber enceintes? Rien nest moins sûr.

Les résultats en infographie du sondage #odoxa pour #eugin : lavis des européens sur linfertilité et la #pma #fiv pic.twitter.com/U2n2eRkzML— Fiv.fr (@fivfr) 7 juillet 2016Pour Violaine, cest déjà tranché. «Je vais faire ma PMA en Espagne.» Elle a déjà été patiente chez Eugin, dans leur centre de Barcelone, pour une vitrification dovocyte.

Il sagissait de lui prélever des ovules à un âge fertile et de les conserver pour un âge où elle le sera moins. En France, les conditions daccès à cette méthode sont strictes.En Espagne, le processus est bien plus simple. À 41 ans, cette rédactrice freelance vit à Paris.

En couple avec une femme, elle na pas encore denfant. Elle sent quil est temps.À LIRE AUSSI Linfertilité reste souvent une affaire de femmesPremier contingent étrangerEntre 13.000 et 15.000 étrangères sont venues, en 2016, afin de suivre lun des nombreux traitements proposés en Espagne pour tomber enceinte.

. «Elles représentent un peu plus de 10% de lactivité», analyse Victoria Yagüe Bosch, coordinatrice dune étude publiée en mars, sur le secteur de lassistance médicale à la procréation en Espagne.....


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