×
3 14.08.2019 11:56:32 11:56

A Biarritz, qui a payé le lifting de 60 millions d'euros du palace accueillant le G7 ?

Seul palace de toute la côte ouest française, avec sa forme en E et sa haute stature, se dresse en surplomb de la Grande Plage, face à locéan et au coeur de la cité balnéaire. Construit au début du XXe siècle sur lancien domaine impérial, il a permis de cultiver limage distinguée de Biarritz en faisant renaître - en plus grand et plus luxueux - la villa Eugénie, bâtie par Napoléon III pour son épouse espagnole Eugénie de Montijo.

Létablissement de luxe qui a accueilli maintes têtes couronnées et célébrités, a longtemps été géré par la mairie de Biarritz elle-même mais fait maintenant partie du portefeuille du groupe hôtelier Hyatt. Hyatt en a reçu la gestion par contrat avec la société déconomie mixte (SEM Socomix, ndlr) - dans laquelle la ville est majoritaire (55%) - qui a elle-même reçu la propriété des murs et du fonds de commerce via un bail emphytéotique de 75 ans avec la mairie.

Cest la Socomix qui a pris en charge les 60 millions deuros de réfection de lhôtel, explique Alain Puyau, historien et conseiller municipal depuis plus de dix ans. Il y a un intérêt commun: avoir Biarritz dans son portefeuille, ça en impose pour Hyatt. En retour, Hyatt fournit à la ville des congressistes de haut niveau, clientèle très convoitée, remarque lhistorien qui estime à un million deuros par an le loyer que le groupe verse à la société déconomie mixte.

Selon Hyatt, lhôtel offre 92 chambres et 50 suites et appartements, tous estampillés Napoléon III où un mobilier unique, des tableaux rares et des tapisseries raffinées (lui) donnent (un) cachet à la fois intemporel et chargé dhistoire. Le groupe hôtelier, qui vient de nommer à la tête de son nouveau palace lex-patron du fameux Martinez, à Cannes, a rénové 46 chambres avant le G7.

Cela faisait environ 60 ans que lhôtel navait plus subi de rénovation de cette ampleur. Létablissement, défiguré par des bâches et des échafaudages pendant six mois, a partiellement rouvert début juillet. Quelques semaines après le passage de Donald Trump, Angela Merkel et consorts, il fermera ses portes pour terminer sa rénovation et renaître pour de bon à lété 2020.

Biarritz, prisée autrefois par les têtes couronnées En 1854, quand limpératrice Eugénie - épouse de Napoléon III (1808-1873) - séprend de Biarritz, quelques aristocrates britanniques, au départ venus visiter les tombes de soldats tombés dans la région face à.

.....


code de nouvelles: 239856  |  La Tribune
Toutes les nouvelles ont été recueillies par AllFrenchNews Crawler