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Le PIB allemand se contracte de 0,1 % au deuxième trimestre, faisant craindre une récession



Le 28 avril 2016, des voitures Volkswagen sont présentées aux médias dans une tour de livraison à Wolfsburg, en Allemagne. Markus Schreiber / AP Alors que l’Allemagne craint une récession, l’heure est à la contraction. L’économie allemande s’est de nouveau légèrement contractée au deuxième trimestre, avec un recul de 0,1 % du produit intérieur brut (PIB) par rapport aux trois mois précédents, freinée par le commerce extérieur, a annoncé mercredi l’Office fédéral des statistiques Destatis.

Ce chiffre marque un coup de froid après le rebond de 0,4 % du PIB allemand au premier trimestre, alors que l’Allemagne avait échappé d’un cheveu à la récession pendant la seconde moitié de 2018. L’agrégat, corrigé des variations saisonnières, est conforme aux attentes des analystes interrogés par la société de gestion de données financières Factset.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le ralentissement économique en Allemagne suscite l’inquiétude Le chiffre du PIB allemand « marque définitivement la fin d’une décennie en or pour l’économie allemande », commente Carsten Brzeski, économiste chez ING Bank, qui rappelle que depuis la fin de la récession de 2008-2009 l’économie allemande a progressé en moyenne de 0,5 % en glissement trimestriel.

« Inévitablement, la discussion sur les mesures de relance budgétaire va se raviver », ajoute-t-il, bien que la chancelière allemande Angela Merkel ait d’emblée écarté mardi l’idée d’un plan de relance qui passerait par un endettement. Diminution des exportations Après avoir tourné à plein régime pendant près d’une décennie, le moteur économique allemand est en train de se gripper.

La morosité s’est propagée à tout le secteur industriel. Au début de juillet, l’Office fédéral des statistiques jetait un froid en publiant les derniers chiffres des commandes industrielles. En mai, cet indicateur de la santé du secteur manufacturier a décroché de 2,2 % par rapport au mois d’avril, et de 8,6 % sur un an.

Dans la foulée, le ministère de l’économie a précisé qu’il n’entrevoyait aucune embellie à court terme. D’avril à juin, la première économie européenne a principalement été tirée par la demande intérieure, en particulier par la consommation privée, la dépense publique et les investissements, avec un léger recul toutefois dans le secteur de la construction, explique Destatis.

Lire aussi Avec le ralentissement de la croissance, l’Allemagne s’interroge sur sa politique budgétaire La demande extérieure, moteur traditionnel de l’industrie allemande, qui vacille sérieusement depuis un an, a ralenti la croissance économique. « Les exportations ont diminué plus fortement que les importations » par rapport au trimestre précédent, poursuit l’Office des statistiques.

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