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16 04.09.2019 19:31:15 19:31

Violences conjugales: Macron témoin d'une "défaillance" au 3919, une exception?

Mardi, alors que le président français Emmanuel Macron effectuait une visite surprise dans les locaux du 3919, numéro dappel durgence pour femmes battues, il a pu écouter lappel dune femme en détresse.Cette dame a été menacée de mort. Elle veut qu’un gendarme l’accompagne chez elle, pour prendre quelques effets et échapper à l’enfer.

Le gendarme refuse, explique lécoutante au président, selon Libération, qui a assisté à la scène.Malgré linsistance du personnel du 3919 au bout du fil, le gendarme persiste. Il désespère Macron note le quotidien. Présent incognito, le président français na pas le droit dintervenir. Daprès les dires de la travailleuse du numéro durgence, cette situation arrive de plus en plus.

Dimanche, j’ai encore eu un gendarme qui ne voulait pas prendre une plainte.Un soucis découte, une dissuasion de porter plainte, parfois une culpabilisation de la victime...Des situations de ce type cest toutes les semaines, explique à BFMTV.com Nathalie Rocailleux, directrice de lAFL (Association Familiale Laïque) Transition dans le Var, une association venant en aide aux femmes victimes de violences conjugales.

Elle raconte avoir relevé très régulièrement, chez des agents de police un souci découte, une dissuasion de porter plainte, parfois une culpabilisation de la victime, en parlant de ce quelle pourrait faire encourir à lauteur des violences.En 2018, le mouvement féministe Groupe F (aujourdhui #NousToutes) avait collecté et publié sur une carte de France les témoignages de 500 femmes qui racontent les défaillances vécues dans les différents commissariats ou hôtels de police, où elles se sont rendues pour porter plainte après des violences, une agression ou encore un viol.


La Station F - Les marques vertes représentent une "bonne prise en charge", les orange "une mauvaise prise en charge" et les rouges une "mauvaise prise en charge" caractérisée par plusieurs témoignages 80% des cas relevés concernaient un mauvais accueil, 60% des cas constituaient un refus de prendre un dépôt de plainte, ou un découragement de la déposer, explique Caroline De Haas, membre de #NousToutes, contactée par BFMTV.

com. Cest illégal, ils sont obligés de prendre un dépôt de plainte, comme le prévoit larticle 15-3 du Code de procédure pénale, rappelle-t-elle.Avec cette carte, le collectif a également observé un phénomène de banalisation des violences de la part des forces de lordre, et une culpabilisation des victimes.

Il y a une inversion de la culpabilité, on fait reposer sur les épaules de la femme la responsabilité de ce qui va arriver à lauteur des violences, continue Caroline De Haas.Une enquête administrative ouverteMardi, largument invoqué par le gendarme au bout du fil du 3919 est que pour une intervention,.

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