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13 05.09.2019 11:02:40 11:02

Retraites : acte II de la concertation avec les partenaires sociaux

Les concertations organisées dans le cadre de la réforme des retraites entament leur acte II jeudi. Pendant deux jours, les partenaires sociaux se succéderont à Matignon pour un deuxième cycle de concertation sur le futur « système universel » de retraites. Il faudra en revanche attendre pour connaître le calendrier et la méthode de cette réforme hautement inflammable.

Le Premier ministre Édouard Philippe recevra tour à tour les organisations syndicales et patronales déjà consultées pendant dix-huit mois par le haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye durant lacte I des concertations, qui, nommé mardi au gouvernement pour défendre le projet devant le Parlement, sera également présent, comme la ministre des Solidarités Agnès Buzyn.

Force ouvrière, qui avait séché la dernière séance avec Jean-Paul Delevoye, ouvrira le bal à 10H30, suivi de la CFTC, puis laprès-midi de la CFDT, du Medef et de la FNSEA. Les entretiens se poursuivront vendredi avec lU2P, lUnsa, la CGT, la CFE-CGC puis la CPME.Lire aussi Jean-Paul Delevoye, un gaulliste social au gouvernementVers un « changement de méthode »Combien de temps durera la concertation  ? Quand sera présenté le projet de loi  ? Avant ou après les municipales  ? Malgré la cacophonie gouvernementale des derniers jours sur le calendrier, le Premier ministre nentend pas lever le voile dans limmédiat, Gérald Darmanin ayant évoqué une concertation denviron un an.

« Cest seulement une fois (...) que jaurai essayé de synthétiser lensemble de ce qui me sera dit que, dans le courant de la semaine prochaine, jindiquerai les choix que nous retiendrons sur la méthode et le calendrier de la réforme », a-t-il précisé mercredi.« Ce projet de loi (...), nous nallons pas le préparer seuls, mais (.

..) en écoutant les partenaires sociaux, en écoutant les Français », a promis le Premier ministre alors quEmmanuel Macron tient à ce que ce chantier « incarne le changement de méthode » initié après la crise des Gilets jaunes.Lire aussi Retraites, écologie et sécurité : rentrée tout-terrain pour le gouvernementLes discussions sappuieront sur le rapport dévoilé mi-juillet par Jean-Paul Delevoye qui préconise un futur « système universel » par points remplaçant les 42 régimes existants et un âge de départ de 64 ans pour bénéficier dune retraite à taux plein.

Mais, dans un revirement inattendu, Emmanuel Macron a indiqué fin août sa préférence pour une modulation de la durée de cotisation plutôt que de lâge de départ. Laurent Berger est « inquiet »Une main tendue à la CFDT, seul syndicat favorable à un « système universel » mais qui reste opposé à la mise en place dune borne dâge collective, jugée « totalement stupide » par son numéro un Laurent Berger.

. La prudence est de mise, Laurent Berger se disant « inquiet » de la volonté de lexécutif de parvenir à un régime « équilibré financièrement » au moment de son entrée en vigueur en 2025 au menu des discussions.Il estime qu« il ny a pas besoin délément de réforme financier », la durée.....


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