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Nantes : un lieu inédit pour accueillir les femmes victimes de violences

« Cest une première en France. » Ce mardi 3 septembre, alors que le gouvernement ouvrait le Grenelle contre les violences conjugales, la maire (PS) de Nantes, Johanna Rolland, présentait aux associations et à la presse Citadelles, un centre daccueil des femmes victimes de violences installé sur lîle de Nantes, près du CHU et du centre-ville.

Dès le 25 novembre, les femmes victimes de violences conjugales et/ou sexuelles pourront venir gratuitement, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, trouver une main tendue dans ce centre, où elles pourront réaliser la quasi-totalité de leurs démarches. Lidée dun tel lieu, venue de quatre associations – Question confiance, SOS Inceste et violences sexuelles, Solidarité femmes et LOasis –, avait été reprise par Johanna Rolland, qui en avait fait lun de ses engagements de campagne en 2014.


La maire de Nantes Johanna Rolland (à gauche) et son adjointe à légalité et à la lutte contre les discriminations Aïcha Bassal (à droite), ont visité « Citadelles » mardi 3 septembre. © Thibaut Déléaz / Le PointCoordinateur de parcoursLà où les femmes victimes de violences doivent aujourdhui naviguer entre différents locaux dassociations ou dadministrations pour réaliser chacune des démarches nécessaires, Citadelles entend simplifier leur parcours.

Dès leur arrivée, elles seront prises en charge par un coordinateur de parcours, à qui elles pourront raconter leur histoire une bonne fois pour toutes, sans avoir besoin de reprendre à zéro à chaque nouvelle démarche. « Cest important, car certaines en viennent à renoncer à leurs démarches parce quelles nont plus lénergie de tout raconter à nouveau », souligne la maire.

Sur place, elles pourront aussi rencontrer un travailleur social, un psychologue, une sage-femme, recevoir des conseils juridiques… Plusieurs institutions se sont jointes à linitiative : la CAF mettra, par exemple, un travailleur social à disposition une demi-journée par semaine et des avocats volontaires du barreau de Nantes viendront tenir des permanences.

À terme, les victimes pourraient même déposer une plainte dans le centre, sur le même principe que les plaintes à lhôpital que le gouvernement veut généraliser. Des discussions en ce sens sont en cours avec la direction départementale de la sécurité publique.
Une salle avec des jeux a été aménagée pour que les victimes puissent venir avec leurs enfants si elles en ont.

© Thibaut Déléaz / Le PointLes mamans pourront également être reçues avec leurs enfants : une salle avec des jeux pour les petits et des fauteuils avec prises pour les smartphones des ados a été aménagée dans ce but. « Les enfants sont souvent les covictimes de ces violences, rappelle Johanna Rolland.

. Et comment demander à ces femmes de quitter le domicile conjugal si elles nont nulle part où les faire héberger ? » Accessible « de manière inconditionnelle et gratuite », insiste lélue, ce centre pourra aussi accueillir des femmes après la crise traversée. « Ça peut très bien être une.....


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