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11 07.09.2019 22:04:57 22:04

Pesticides : tout comprendre à la polémique sur la distance minimale d'épandage entre les champs traités et les habitations

#AlertePollutionRivières ou sols contaminés, déchets industriels abandonnés… Vous vivez à proximité d’un site pollué ?Cliquez ici pour nous alerter !Le débat va-t-il empoisonner la rentrée du gouvernement ? Lundi 9 septembre, une consultation pour fixer, dans la loi, une distance minimale entre les champs traités aux pesticides et les habitations, va être lancée par le gouvernement sur le site du ministère de lAgriculture.

Les discussions dureront pendant trois semaines.Ce projet de décret se base sur les préconisations scientifiques rendues à ce sujet par lAgence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) qui préconise la mise en place de distances de sécurité entre les surfaces traitées et les habitations allant de 5 à 10 mètres, selon les types de culture.

Une décision qui reste en travers de la gorge des associations écologiques. Franceinfo fait le point sur ce débat explosif.Que prévoit ce projet ?La loi instaure, à partir du 1er janvier 2020, des mesures de protection pour limiter lexposition des riverains et des personnes présentes pendant ou après la pulvérisation de pesticides.

En janvier 2019, trois ministères ont saisi lAnses pour une expertise,. Dans son avis rendu le 14 juin, lagence recommande la mise en place de distances de sécurité allant de 5 mètres pour les grandes cultures à 10 mètres pour les vergers et vignes. Ces distances peuvent être supérieures, par mesure de précaution, en particulier pour les produits classés cancérogène, mutagène ou toxique pour la reproduction, précise lAnses.

Ces distances ne sortent pas dun chapeau, elles ont été rendues publiques en juin par un comité dexperts scientifiques. Ils proposent des distances minimales de 10 mètres pour les cultures hautes et de 5 mètres pour les autres cultures, a déclaré le 7 septembre à lAFP Elisabeth Borne, la ministre de la Transition écologique, pour défendre ce projet.

Pour limiter la dérive des pesticides, lagence recommande la généralisation des dispositifs comme des buses. Elle insiste aussi sur la formation des agriculteurs.Enfin, en ce qui concerne les autres dispositifs susceptibles datténuer les expositions aux pesticides, comme les haies, aucune méthodologie validée ne permet de les prendre en compte dans lévaluation des risques, précise lAnses.

Des adaptations seront-elles possibles ?Oui. Des chartes seront discutées localement pour adapter ces distances, a prévenu Elisabeth Borne. Une possibilité qui prend en compte notamment lappel du maire de Langouët (Ille-et-Vilaine), David Cueff, qui avait pris un arrêté anti-pesticide, suspendu ensuite par le tribunal administratif de Rennes.

Lédile prônait une distance de 150 mètres et avait fait appel de cette décision de justice. Cest une distance à partir de laquelle on ressent beaucoup moins les effets de ces pesticides, où on les respire beaucoup moins, explique-t-il à franceinfo. Il nest dailleurs pas le seul à prôner ce genre de distance puisque dautres édiles avaient.

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