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L'alliance Renault-Nissan à nouveau fragilisée

Dix mois. Il aura tenu dix mois. Ils étaient nombreux à parier quHiroto Saikawa ne survivrait pas longtemps à la chute de Carlos Ghosn. Le directeur général de Nissan a annoncé hier quil démissionnerait de ses fonctions le 16 septembre prochain. Cet ancien membre éminent de la bande des « Ghosn a dit » (les GAD), des cadres de Nissan surnommés ainsi pour leur soumission aveugle au grand chef, et qui avait finalement été lartisan de la descente aux enfers de son mentor, tombe moins dun an après lemprisonnement de Carlos Ghosn.

Il tombe sur une histoire de gros sous. En effet, le rapport daudit interne qui vient dêtre finalisé par Nissan pointe, outre des faits reprochés à Carlos Ghosn et à son bras droit Greg Kelly, tous deux assignés à résidence au Japon en attente de leur procès, des pratiques douteuses dHiroto Saikawa. Saikawa a joué sur les dates dexercice de stock-options pour maximiser ses rentrées dargent.

Il a reconnu publiquement lui-même avoir « gagné » environ 400 000 euros grâce à cette manipulation…Lire aussi Carlos Ghosn, lhistoire que lon na pas racontéeLa vague des départs chez Nissan nest sans doute pas terminéeDepuis la chute de Ghosn, ils étaient nombreux, à Paris, dans les allées du pouvoir comme au siège de Renault à Boulogne-Billancourt, à sinterroger sur le fait que deux hommes seulement se trouvent mis en examen par la justice japonaise : Carlos Ghosn et Greg Kelly.

Sur le thème : comment le board de Nissan, comment les autres dirigeants, comment les chefs comptables… pouvaient-ils ne pas savoir, comment nont-ils pas vu passer les montages financiers litigieux  ? Et puis, si Ghosn et Kelly sont les seules personnes physiques à être mises en examen, Nissan reste mis en examen en tant que personne morale.

Avec la démission de Saikawa, qui a dû arracher un sourire à Carlos Ghosn, cette affaire prend une autre tournure et la vague des départs chez Nissan nest sans doute pas terminée. On a appris, par exemple, il y a quelques jours que Christina Murray, vice-présidente de Nissan chargée de laudit interne mené à la suite du scandale Ghosn, avait démissionné brutalement (et discrètement) au cœur de lété.

La démission de Saikawa, sur fond de mauvais résultats financiers et commerciaux pour le constructeur nippon, est-elle une bonne ou une mauvaise nouvelle pour le destin de lalliance ? Ce qui est certain, cest que ce départ fragilise un peu plus lalliance, déjà bien endommagée depuis quelques années. Le conseil opérationnel de lalliance, mis en place par Jean-Dominique Senard au printemps (réunissant, outre Senard, Saikawa, Osamu Masuko, PDG de Mitsubishi, et Thierry Bolloré, directeur général de Renault) pour tenter dapaiser les relations tendues entre Nissan et Renault, a du plomb dans laile.

. Qui va remplacer Saikawa ? Cela sera-t-il plus facile de relancer lalliance avec de nouveaux protagonistes, vierges des rancœurs et des frustrations accumulées au cours des années  ?Renault pourrait finir par baisser sa participation dans NissanEn.....


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