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Un système de bonus-malus pourrait contrer l'absentéisme au travail

Temps de lecture: 5 min Chaque année sortent en septembre les chiffres de labsentéisme de lannée précédente. Chaque année, les médias les diffusent et salarment de laugmentation du nombre de jours dabsence des salarié·es en raison darrêts maladie.

Chaque année, le sujet est oublié deux semaines plus tard; tout reste comme avant. Lannée 2019 ne fait pas exception à cette rengaine.Daprès les chiffres fournis par plusieurs assureurs, labsentéisme a poursuivi sa croissance en 2018, ce qui a entraîné la publication dun grand nombre darticles dans les médias.

En revanche, les réactions du gouvernement et des représentants patronaux se font rares. Il semble que la résignation règne en maître. «Cest la faute de la fatalité!» dirait Charles Bovary.
Montant annuel des indemnités journalières en 2016 et 2017.

| Commission des comptes de la Sécurité socialeOn aurait pourtant tort de baisser les bras face à labsentéisme. Tout dabord parce quil coûte cher à tout le monde. Daprès la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS), les indemnités journalières versées sélèvent à plus de 10,3 milliards deuros par an.

Les arrêts de travail pénalisent aussi les employeurs de façon directe (coûts salariaux, coûts de remplacement, etc.) et indirecte (désorganisation du service, coûts de gestion, dégradation de la qualité du travail, etc.). À titre individuel, un arrêt de travail peut représenter une baisse de revenus pour un·e salarié·e.

Au-delà de cette dimension pécuniaire, on ne peut se satisfaire, du point de vue éthique, que de plus en plus de travailleurs et de travailleuses soient malades et de plus en plus longtemps.Des propositions qui oublient les causesLété dernier, le gouvernement avait pour une fois marqué son intention dagir afin dendiguer le phénomène.

Lidée avait été lancée de faire payer les employeurs à travers linstauration dune sorte de malus visant à sanctionner financièrement ceux qui auraient le plus darrêts de travail de courte durée. Cette réflexion fut toutefois rapidement enterrée sous la pression des organismes patronaux.

Le Premier ministre Édouard Philippe avait alors confié une mission de concertation à Jean‑Luc Bérard, DRH du groupe Safran, Stéphane Oustric, professeur de médecine à lUniversité de Toulouse, et Stéphane Seiller, magistrat à la Cour des comptes.

. Ce rapport préconise plusieurs mesures. Il propose notamment.....


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