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Le parti socialiste grand vainqueur des élections espagnoles

Il y a longtemps que la gauche espagnole n’avait pas eu à se réjouir de son score, c’est chose faite ce lundi 29 mai après que les résultats définitifs ont été définitivement connus. « Le futur a gagné et le passé a perdu », lançait Pedro Sanchez en proclamant dimanche soir sa victoire devant les militants au siège du parti socialiste espagnol (PSOE), à Madrid.

Heureux, d’être celui qui, à 47 ans, a ramené les socialistes au rang de la première force politique du pays.Après le dépouillement de 99 % des bulletins de vote, le PSOE a recueilli près de 29 % des voix et obtenu 123 députés, nettement plus que les 85 remportés aux législatives de 2016, mais loin de la majorité absolue de 176 sur 350 à la chambre pour gouverner.

En Espagne, vers un grand remue-ménage politiqueLe centre a le vent en poupeLa forte progression du parti de centre droit Ciudadanos (C’S), dirigé par Albert Rivera, 39 ans, est l’autre surprise de ces élections législatives. C’S a le vent en poupe, profitant des voix de ceux qui, à droite, effrayés par le discours extrémiste du jeune leader du Parti populaire, Pablo Casado, 38 ans, et ne voulant pas de l’extrême droite Vox, se sont tournés vers le parti d’Albert Rivera.

Ce dernier réussit une belle percée, passant de 32 à 57 députés, talonnant le parti populaire (PP). De nombreux Espagnols, qui traditionnellement ne votent pas, se sont mobilisés cette fois-ci pour contrer l’extrême droite, faisant grimper le taux de participation à 75,78 %, soit neuf points de plus qu’en 2016, selon le ministère de l’intérieur.

Une alliance rêvée entre le PSOE et Ciudadanos permettrait à ces deux partis de franchir le seuil magique de la majorité absolue de 176 sur 350 députés à la chambre. Mais voilà, Albert Rivera avait juré de « chasser Sanchez du pouvoir » réduisant à néant tout espoir d’une telle coalition. Reste la gauche radicale, celle de Podemos, parti de Pablo Iglesias et ses 42 sièges vers qui Pedro Sanchez peut logiquement se tourner.

Ensemble, ils seraient à onze sièges de la majorité absolue de 176 députés. L’appui de petits partis régionaux, dont les nationalistes basques du PNV (6 sièges), pragmatiques, permettraient à cette coalition de réunir 175 députés.La droite en dérouteSi la gauche se réjouit de ce scrutin, la droite espagnole faisait grise mine dimanche soir face à sa déroute.

Le parti populaire (PP) qui a gouverné pendant presque 15 en ans en Espagne, a perdu la moitié de ses sièges et retombe à 66 députés contre 137 en 2016, très loin de son plus haut score réalisé par le premier ministre José María Aznar en 2000 lorsque le PP, alors à son apogée, obtenait 183 députés et plus de 44 % des suffrages.

.La débâcle de la droite s’explique par la division au sein de ses rangs. « Le parti populaire a une culture du chef et Mariano Rajoy pendant sa présidence a étouffé les courants divergents au sein de la droite, favorisant ensuite l’émergence de Vox », explique Benoît Pellistrandi,.....


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