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6 12.09.2019 12:01:38 12:01

L’hôtellerie de luxe redonne vie aux monuments historiques

L hôtellerie de luxe s’est éprise d’amour pour les vieilles pierres à Crillon-le-Brave dans le Vaucluse, au cœur de Paris à l’hôtel du Louvre, ou encore à Lyon, où le très impressionnant Intercontinental Lyon-Hôtel-Dieu accueille depuis cet été ses premiers clients. En cette rentrée de septembre, ce trio gagnant du patrimoine français illustre trois manières «de conduire un monument vers le futur», selon l’expression de Madelijn Vervoord, directrice générale de l’établissement lyonnais.

Lassés des projets pharaoniques confiés à des architectes de renom et souvent à la périphérie des centres-villes, les hôteliers recherchent des bâtiments de prestige qui racontent une histoire et proposent un emplacement de premier ordre. Ces professionnels aux reins plutôt solides, des dizaines de millions d’euros investis, se démarquent de la concurrence pour offrir à leur clientèle un peu plus qu’une nuitée, une expérience peu ordinaire: dormir sur toute l’épaisseur de l’histoire.


L’hôtel Intercontinental Lyon-Hôtel-Dieu FLORENT PEDRINI À Lyon, l’hôtel des dieuxChef-d’œuvre de Soufflot et reflet de la générosité des Lyonnais qui financèrent par des dons son élévation au XVIIIe siècle, l’Hôtel Dieu, à Lyon, retrouve la lumière du grand siècle.

Et c’est à l’hôtellerie qu’il la doit. Un chantier pharaonique de cinq ans, un investissement hors norme - on parle de 80 millions d’euros - mais 100 % français (Crédit agricole du Sud-Est), a permis à ce vieil hôpital qui fonctionnait encore en 2010 de devenir ce que l’on peut d’ores et déjà considérer comme un fleuron mondial de l’hôtellerie de luxe, tant l’ensemble est bluffant: 144 chambres dont 34 suites.

La plupart ont la vue sur le Rhône. Réaliser un hôtel de luxe dans un hôpital maternité où «un tiers des Lyonnais seraient nés» (et bénéficient d’une offre spéciale sur présentation d’un justificatif) ne s’est pas fait sans réfléchir. C’est un hymne au «luxe humble», se plaît à formuler Jean-Philippe Nuel, en charge d’une décoration particulièrement réussie.

Car dans cet «hôpital des pauvres transformé en hôtel des riches», comme le remarque un édile lyonnais dans un raccourci provocateur, le luxe s’est fait discret, tout en retenue, privilégiant une architecture qui reste l’élément essentiel du décor. Le bar a pris place sous le dôme dessiné par Soufflot qui culmine à 32 mètres de hauteur.

Il est déjà considéré comme un des dix plus beaux du monde. La voûte, époustouflante de beauté, restituée dans son riche environnement d’origine, suscite un tel choc esthétique qu’un moment de silence précède l’entrée dans les lieux. Le mobilier, banquettes bleu nuit en ovale rehaussée de coussins d’or et subtilement éclairées, devrait rapidement devenir une icône française du design intérieur.

. Pour autant, construire cette adresse moderne dans un bâtiment ancien, classé monument historique, n’aura pas été sans complications. Usant de ses prérogatives,.....


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