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Noémie Kober: « Je n’avais plus l’envie… »

Noémie, qu’est-ce qui vous a poussé à arrêter votre carrière internationale ?« Le manque d’envie. Ça faisait un petit moment que je sentais que les efforts consentis au quotidien n’étaient plus récompensés par les résultats. Avec Marie (Le Nepvou, sa coéquipière sur le deux sans barreur, ndlr), on sentait qu’on n’était pas dans le coup.

Dès les premières compétitions internationales on était loin. »Avant les championnats du monde à Linz (début septembre), vous nous aviez confié que vous aviez toujours la “petite flamme”…« Oui, on espérait vraiment que ça allait venir. On fait une course de qualification encourageante en plus, mais après ça ne suit plus.

Très honnêtement avant Linz on y croyait. Si on n’avait pas la motivation, on n’aurait pas fait le stage de préparation d’un mois, qui est très exigeant. Mais après on s’est donné au maximum, il n’y a rien à regretter. »Votre association sur le deux sans barreur avait bien fonctionné en 2015-2016 avec Marie (voir ci-contre).

Savez-vous pourquoi ça n’a pas pris cette fois ?« Très honnêtement, non. On m’a souvent posé la question, je ne l’explique pas… »Vous aviez encore la possibilité de qualifier votre bateau pour les Jeux olympiques via une régate en mai prochain. Pourquoi ne pas avoir poursuivi jusque-là ?« Je me suis posé la question.

Mais je pense que le délai était trop court pour rêver d’une qualification. Il y avait aussi le projet du quatre de couple, dans lequel j’aurais pu m’inscrire, mais je n’avais pas envie. J’étais fatiguée, usée. Je m’étais dit en arrivant sur ces Mondiaux que quoiqu’il se passe, il y aurait du positif à la clé : soit la qualification pour les Jeux de Tokyo, soit une nouvelle vie.

 »À quoi va ressembler votre nouvelle vie ?« L’aviron à ce niveau me prenait énormément de temps. C’est douze entraînements par semaine, soit vingt heures de pratique. C’était beaucoup de contraintes, de sacrifices. Maintenant je veux profiter. Je veux découvrir d’autres sports comme le ski de randonnée.

Mon contrat (elle travaille comme kinésithérapeute, ndlr) se termine à la fin du mois, je veux voyager. Et puis je continuerai à ramer pour mon plaisir avec l’Aviron Grenoblois. Pour l’instant tout est encore très flou (rires) ! » NOÉMIE KOBER EN BREF❏ Née le 15 décembre 1993 (25 ans) à Grenoble. ❏ Métier : Kinésithérapeute.

❏ Club : Aviron Grenoblois. ❏ Spécialité : Deux sans barreur. ❏ Palmarès : JO : 12e en 2016. Mondiaux : 4e en 2014, 10e en 2015, 9e en 2017.Plus que l’épreuve olympique à Rio en elle même, la rameuse grenobloise retient d’abord la qualification lors des mondiaux d’Aiguebelette en 2015. « C’était encore plus fort », se rappelle celle qui fut nommée cette année-là rameuse française de l’année.

.Parmi les autres grands moments de sa carrière, la troisième place en deux de couple (avec Marie Le Nepvou) sur une épreuve de Coupe du monde à Lucerne (Suisse) en 2017. « On était quatre Françaises sur le podium puisqu’Hélène (Lefebvre) et Élodie (Ravera Scaramozzino) avaient terminé.....


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