×
11 03.10.2019 18:47:29 18:47

« Je n’ai jamais eu l’impression d’être suspendu » : le purgatoire de Michel Platini touche à sa fin



Michel Platini au Parc des Princes le 23 décembre 2018. Franck Fife / AFP A l’écouter, on croirait que Michel Platini a apprécié ces quatre dernières années. « Je suis revenu à un monde normal, ce n’est pas désagréable, j’ai découvert un moment de liberté », confie-t-il au Monde.

L’ex-président de l’Union des associations européennes de football (UEFA) avait été suspendu en octobre 2015 par le comité d’éthique de la Fédération internationale de football (FIFA) dans l’affaire du paiement de deux millions de francs suisses (1,8 million d’euros) que lui a versé, en 2011, l’ancien patron de la FIFA, Sepp Blatter.

« A un certain moment, certains courtisans se sont dits : “Oh, ça lui fait pas de mal, il a tout eu ce garçon, il a tout réussi, ça lui fait pas mal d’avoir un peu de merde.” Tu écartes les courtisans, pas un ami ne m’a quitté, la famille a été soudée », poursuit l’ex-numéro 10 des Bleus, attablé dans un hôtel de Genève, à quelques kilomètres de son domicile.

Ce lundi 7 octobre, date du terme de sa radiation, constitue « un non-événement » à ses yeux. « Je n’ai jamais eu l’impression d’être suspendu. Car je ne comprends pas pourquoi je suis suspendu. Je ne me suis jamais senti interdit de travailler, ironise-t-il. Les gens ne m’ont pas demandé de travailler car ils se sont dits que j’étais suspendu.

» C’est pour empêcher « les institutions comme la FIFA d’abuser de tous leurs pouvoirs, d’éliminer des candidats et d’avoir un droit de vie et de mort professionnelles » que le sexagénaire, contraint de renoncer à se présenter à la présidence de la FIFA, a déposé une requête auprès de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) de Strasbourg, en décembre 2017.

« J’aimerais bien créer une jurisprudence Platini, explique-t-il. Comment peuvent-ils empêcher quelqu’un de travailler dans le football ? » Mis hors de cause par le parquet suisse en mai 2018, le Français sourit à l’évocation de la procédure ouverte contre lui, en 2015, par le comité d’éthique de la FIFA.

« Tout ce qui concerne l’éthique doit sortir des mains de cette mafia bureaucratique. La part sombre de la FIFA, c’est la partie juridique, éthique, disciplinaire. » Michel Platini « Je serais pour mettre en place une police du sport indépendante, une forme de surveillance extérieure, qui dépende de l’ONU mais pas de la FIFA.

La FIFA doit gérer le disciplinaire, mais tout ce qui concerne l’éthique doit sortir des mains de cette mafia bureaucratique, développe-t-il. La part sombre de la FIFA, c’est la partie juridique, éthique, disciplinaire. » Début novembre, Michel Platini sort un livre. Une façon de tourner la page.

. « Je voulais qu’il y ait un écrit. Car ça reste davantage que les articles de presse. J’avais fait un livre sur ma carrière de footballeur. Là, je fais un livre sur ma carrière politique, confie-t-il. Pas sur l’affaire. C’est sur les vingt dernières années. Cela.....


code de nouvelles: 308819  |  lemonde
Toutes les nouvelles ont été recueillies par AllFrenchNews Crawler