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14 04.10.2019 13:17:31 13:17

Ce que l’on sait de l’attaque à la Préfecture de police de Paris



Près de la Préfecture de police de Paris, le 3 octobre. GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP Un agent administratif de la Préfecture de police de Paris a attaqué au couteau et tué quatre personnes à l’intérieur du bâtiment, situé sur l’île de la Cité, jeudi 3 octobre en début d’après-midi.

Une tuerie aux motivations encore floues. Voici ce que l’on sait et les zones d’ombre de l’affaire. Article réservé à nos abonnés Lire aussi Après l’attaque au couteau, la Préfecture de police de Paris meurtrie de l’intérieur Comment la tuerie s’est-elle déroulée ? La tuerie a duré quelques minutes.

Elle s’est déroulée au sein du service hypersensible de la direction du renseignement de la Préfecture de police (DRPP). Peu après 12 h 30, Mickaël H., armé d’un couteau de cuisine, s’en prend à deux policiers et à un agent administratif de son service. Il les tue. Puis il quitte les locaux de la DRPP, s’engouffre dans l’escalier, où il poignarde deux femmes.

L’une d’elles est mortellement touchée. La seconde a été héliportée en état d’urgence absolue à l’hôpital d’instruction des armées Percy, à Clamart. Arrivant dans la cour de la Préfecture de police, il tombe sur un jeune agent de la direction de l’ordre public et de la circulation (DOPC). Ce dernier, armé d’un fusil d’assaut HK-G36, lui intime trois fois de lâcher son couteau puis, devant son refus, tire.

Touché à la tête, Mickaël H. meurt. Qui est l’assaillant ? L’auteur de l’attaque, Mickaël H., faisait partie de la DRPP ; il y travaillait en tant qu’informaticien au service technique. Agé de 45 ans, cet adjoint administratif était né à Fort-de-France, en Martinique, en 1974. Il avait intégré les services de la Préfecture de police de Paris en 2003.

Comme tous les agents travaillant dans ce type d’unité, il avait fait l’objet d’une habilitation secret-défense, une autorisation qui doit ensuite être renouvelée tous les cinq ans. Résidant dans un immeuble à Gonesse (Val-d’Oise), il était marié depuis 2014 et s’était converti à l’islam dix-huit mois avant la tuerie.

D’après des voisins interrogés par l’Agence France-Presse, il était pratiquant, se rendait régulièrement à la mosquée du quartier. Aucun signe de radicalisation n’avait cependant été repéré chez cet homme au profil psychologique « très fragile, très effacé », selon une source policière haut placée. Qui sont les victimes ? Peu d’informations ont filtré sur les victimes.

Sur les quatre personnes mortes, trois sont des hommes : deux policiers et un agent de la direction du renseignement de la Préfecture de police ; la quatrième est une femme, policière de la direction de la sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSAP). La femme blessée travaille, elle, à la direction des ressources humaines.

. Le ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, et son secrétaire d’Etat, Laurent Nunez, se sont rendus.....


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