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Un possible changement à la tête de Renault

Après Nissan mardi 8 octobre, Renault va-t-il aussi tourner la page des années Ghosn ? Au lendemain de la nomination de Makoto Uchida à la direction générale de Nissan, les jours de Thierry Bolloré, son homologue chez le Losange, seraient comptés, d’après des informations obtenues par le Figaro.

Jean-Dominique Sénard, le président de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, s’apprêterait à demander au conseil d’administration du groupe français, qui se réunira le 18 octobre, de rechercher un nouveau patron.Thierry Bolloré directeur général depuis le 24 janvierLa chute de Carlos Ghosn, il y a moins d’un an, n’a pas fini de faire sentir ses répliques.

Arrêté le 19 novembre 2018 par le procureur de Tokyo, celui qui cumulait les présidences de Renault, Nissan et de l’alliance qui les unit, avait attendu le 23 janvier pour faire parvenir sa lettre de démission au conseil d’administration du groupe Renault.Nissan se dote d’une nouvelle direction généraleJusqu’alors, à mesure qu’ils découvraient la longue durée des gardes à vue renouvelables du système judiciaire japonais, les administrateurs s’étaient bornés à constater l’« empêchement » de son président à exercer ses fonctions.

Il avait alors fallu se résoudre à doter le groupe d’une gouvernance viable. Le 24 janvier, Thierry Bolloré avait été nommé directeur général de Renault.Une ascension due à Carlos GhosnThierry Bolloré, âgé aujourd’hui de 56 ans, a commencé sa carrière en 1990 chez Michelin (à une époque où y travaillait également Carlos Ghosn), où il est resté jusqu’en 2005, avant d’aller chez Faurecia.

Il arrive en septembre 2012 chez Renault où il est directeur des fabrications et de la gestion des flux, puis directeur délégué à la compétitivité un an plus tard.VIDEO - Carlos Ghosn, la chute d’une icône de l’automobileDébut 2018, il est nommé directeur général adjoint de Renault : une ascension due à Carlos Ghosn, qui souhaitait en faire son successeur.

L’arrestation du flamboyant patron libano-franco-brésilien avait accéléré l’accession de Thierry Bolloré au sommet de Renault, mais elle pourrait aussi causer son éviction. La difficulté de Thierry Bolloré est précisément d’être associée aux « années Ghosn », dont le passif est actuellement instruit au Japon, et qui aboutira à un procès qui aura lieu, au plus tôt, au printemps 2020.

Les tâches de Jean-Dominique SénardAvec Jean-Dominique Sénard, propulsé à la tête de l’alliance dès la fin de son mandat de président de Michelin (entré dans le groupe en 2005, il l’a présidé de 2012 à 2018), la cohabitation est difficile. Depuis dix mois, Jean-Dominique Sénard a paré au plus pressé de sa mission : sauvegarder l’alliance et maintenir la confiance entre ses deux partenaires principaux, déboussolés par l’éviction de Carlos Ghosn.

. Le pari est en bonne voie d’être gagné, mais passe par un renouvellement des dirigeants, tout en honorant les revendications des partenaires.Renault fait une légère sortie de.....


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