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4 10.10.2019 02:02:14 02:02

Législatives en Tunisie : le parti d’inspiration islamiste Ennahda en tête mais loin de la majorité



Le chef d’Ennahda, Rached Ghannouchi, ici à Tunis le 6 octobre, a été élu député. ANIS MILI / AFP La dispersion des suffrages annoncée a bien eu lieu. Certes, selon les résultats préliminaires officiels annoncés mercredi 9 octobre soir par l’instance chargée des élections, le parti d’inspiration islamiste Ennahda est arrivé en tête des législatives de dimanche, avec 52 sièges sur 217, mais très loin de la majorité requise de 109 voix pour former un gouvernement seul.

Le chef d’Ennahda, Rached Ghannouchi, qui se présentait pour la première fois à une élection, a été élu député à Tunis. Son parti devance celui du candidat à la présidentielle Nabil Karoui, Qalb Tounès (« Au cœur de la Tunisie »), créé en juin et qui rentre au Parlement avec 38 sièges. Nabil Karoui, poursuivi pour fraude fiscale et blanchiment, a été libéré mercredi soir, mais son frère Ghazi, également sous le coup d’un mandat de dépôt depuis août, n’a plus été vu en public depuis.

Il n’a donc pas fait campagne, alors qu’il était candidat sur les listes de Qalb Tounes, mais cela ne l’a pas empêché d’être élu député de Bizerte (nord). Lire aussi La Tunisie face au risque d’un Parlement fragmenté après les élections législatives Un Parlement émietté Le parti social-démocrate Attayar (« Courant démocrate ») du militant des droits de l’homme Mohammed Abbou a obtenu 22 sièges.

Karama, un mouvement islamo-populiste formé récemment par un avocat connu pour avoir assuré la défense de salafistes présumés, Seifeddine Makhlouf, a, quant à lui, remporté 21 sièges. De son côté, le Parti destourien libre de l’avocate anti-islamiste Abir Moussi a récolté 17 sièges. Candidate déçue à la présidentielle, Mme Moussi, qui a défendu le régime du président déchu Zine el Abidine Ben Ali, est élue députée de Tunis.

Ces résultats confirment l’émiettement du Parlement, entre des formations profondément divergentes, augurant de négociations ardues pour former un gouvernement puis légiférer. Plusieurs partis se sont vus retirer des sièges, dont l’un, Errahma, en raison de « propagande à la radio durant la campagne électorale ».

Errahma est mené par un imam controversé, Said Jaziri, connu notamment pour ses prêches et sa radio, Coran Karim, qui est très écoutée même si elle émet illégalement. Lire aussi Au nord de Tunis, abstention et vote éclaté lors des élections législatives Contribuer Partage Partager sur Facebook Partager sur Facebook Envoyer par e-mail Envoyer par e-mail Partager sur Messenger Partager sur Messenger Partager sur Whatsapp Partager sur Whatsapp Plus d’options Plus d’options Plus d’options Twitter Linkedin Copier le lien .

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