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Des centaines de « gilets jaunes » pour un 49ème acte dédié aux pompiers


Le gilet jaune Maxime Nicolle lors de la manifestation des pompiers, à Paris, le 15 octobre 2019. — CELINE BREGAND/SIPA Plusieurs groupes venus du Puy-de-Dôme mais aussi du Cantal ou de la Creuse, se sont rejoints en début d’après-midi place de Jaude, à Clermont-Ferrand, toisant les forces de l’ordre déployées dans les rues adjacentes aux cris de « personne naime la police ».

« Aujourd’hui, nous sommes venus dire notre soutien aux pompiers, on essaye d’avoir une convergence entre tous les métiers », explique Gilbert, boulanger venu du Centre. Une manifestation de pompiers mardi à Paris s’était conclue par des échauffourées avec les forces de l’ordre et au moins un pompier a été blessé à l’œil.

Le cortège de quelque 500 personnes, au plus fort de la manifestation selon la préfecture, a ensuite gagné l’emblématique cathédrale, avant de redescendre en direction du centre, où des feux de poubelle ont été allumés.Quelques personnes seulement avaient revêtu un gilet jaune : « La police nous les confisque », affirme Alain, 58 ans, qui dit être là « parce que rien n’a changé depuis un an, l’essence est encore plus chère et le fossé grandit entre les riches et les pauvres ».

Marie, 44 ans, a fait le déplacement depuis l’Eure-et-Loir : « Je suis maman solo et je n’y arrive pas ! Il faut montrer aux gens qu’on est motivés pour relancer le mouvement », dit-elle.Un cordon de CRS leur a ensuite barré l’accès à la place de Jaude où la préfecture avait interdit toute manifestation.

Au total, onze personnes ont été interpellées, selon la préfecture.Plusieurs centaines de manifestants à Toulouse, Bordeaux et ParisA Toulouse également, il y avait plusieurs centaines de manifestants, selon un journaliste de l’AFP. Exceptionnellement, la manifestation n’a pas débuté dans le centre historique mais sur la rive gauche de la Garonne, dans le quartier de Saint-Cyprien.

Les manifestants se sont arrêtés devant une caserne de pompiers en scandant « merci, merci » tout en applaudissant.« Je n’ai pas l’impression d’exister aux yeux des hautes sphères. On a beau parler, demander des choses, il y a juste de la répression. Tu parles et tu te prends un coup de matraque », confiait Laurence, 43 ans, soigneuse animalière.

A Bordeaux, ils étaient 400 au plus fort selon la police, une mobilisation légèrement en hausse par rapport aux samedis précédents. Pas d’incidents ni d’interpellations signalés en milieu d’après-midi.« À présent que les black blocs ne sont plus là, on est bien mieux dans le mouvement, mais il faut continuer de manifester pour maintenir une pression constante.

C’est seulement une pression constante depuis un an qui a permis d’obtenir quelques prises en compte par le gouvernement », explique Francis, 72 ans, cadre retraité.A Paris, ils étaient 200 à 300. Ils ont manifesté du siège de France Télévisions à La Défense dans le calme, encadrés par les forces...

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