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7 23.10.2019 08:35:06 08:35

Chili : tournant social du président pour tenter d'apaiser le pays

Changement de stratégie. Le président chilien Sebastian Piñera a proposé des mesures sociales afin de mettre fin à cinq jours de troubles qui ont fait 15 morts. Un changement de ton radical adopté à lissue dune réunion avec des partis politiques. Le chef dÉtat a reconnu ne pas avoir anticipé lexplosion sociale due à laugmentation du prix des transports publics.

« Je reconnais ce manque de vision et je demande pardon à mes compatriotes », a-t-il déclaré. Un changement de ton spectaculaire de la part de celui qui considérait dimanche le Chili « en guerre contre un ennemi puissant ».Le dirigeant de droite a surtout pris un virage social, avec par exemple laugmentation de 20 % du minimum retraite et le gel des tarifs de lélectricité.

Le ministre de lIntérieur Andrés Chadwick avait peu avant levé le voile à lissue dune réunion à laquelle ont participé des partis dopposition de centre gauche : « Le président a écouté avec beaucoup dattention les différentes propositions et va prochainement sadresser au pays pour proposer un programme social.

 »Sebastian Piñera avait proposé lundi de mettre autour dune table toutes les forces politiques pour trouver une sortie de crise. Mais le Parti socialiste (PS), la formation dopposition la plus importante, au pouvoir à trois reprises depuis la fin de la dictature en 1990, avait annoncé quil ne participerait pas aux discussions organisées au palais présidentiel de La Moneda.

« Nous pensons que le dialogue est indispensable et urgent, mais cela doit être un dialogue ouvert et nous pensons que lappel du président ne remplit pas ces conditions », avait expliqué le chef du groupe PS au Parlement, Manuel Monsalve. « Le Chili, ce nest pas seulement les partis dopposition, le Chili, cest aussi le monde social qui ne peut pas être exclu dun pacte social », a-t-il ajouté.

Dautres partis du Frente Amplio (Front large, gauche) et de la gauche radicale, représentée depuis 2017 au Parlement, ont également refusé de se joindre aux pourparlers.2 643 arrestationsMardi, le bilan des morts dans des violences, des incendies et des pillages est monté à quinze. Selon le parquet, quatre personnes ont été tuées par des tirs des forces de lordre et onze sont mortes dans des incendies et des pillages, principalement de centres commerciaux.

Selon les autorités, 239 civils ont été blessés, ainsi quune cinquantaine de policiers et de militaires, et 2 643 personnes arrêtées. Lundi soir, lInstitut national des droits humains (INDH), un organisme public indépendant, a souligné que parmi les blessés, 84 lavaient été par armes à feu.Alors que les manifestations se poursuivaient mardi, avec des milliers de contestataires rassemblés dans plusieurs endroits de la capitale, les quelque 7,5 millions dhabitants de Santiago devaient passer une quatrième nuit sous couvre-feu.

. « Le Chili sest réveillé ! » scandaient des manifestants en tapant sur des casseroles devant le palais présidentiel.Près de 20 000 policiers et soldats sont toujours déployés sur le territoire.....


code de nouvelles: 338049  |  Le Point
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