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Grenelle des violences conjugales: une proposition pour faire évoluer le secret médical

Après ce « point d’étape » du Grenelle des violences conjugales lancé début septembre, le gouvernement doit dévoiler à la fin du processus, le 25 novembre – qui est également la journée pour l’élimination des violences faites aux femmes – ses propositions concrètes pour enrayer un fléau dont l’ampleur « ne baisse pas ».

Lors de son intervention devant la presse ce mardi, la secrétaire d’État Marlène Schiappa a fait part de son intérêt plus particulier pour plusieurs des 60 mesures proposées par les groupes de travail du Grenelle. Plusieurs mesures privilégiées Elle a cité l’instauration d’un « protocole clair » avec une « méthodologie précise » pour les policiers et gendarmes amenés à accueillir des victimes de violences conjugales et la possibilité de « réquisitionner les armes à feu dès la première plainte », armes qui constituent « le premier mode opératoire, devant les coups », dans les féminicides.

Troisième sujet qui a retenu son attention : « l’évolution du secret médical », qui pourrait permettre aux professionnels de santé de signaler plus facilement une situation de violence, même sans l’accord de la victime. Une telle mesure pourrait notamment être utile aux urgences, selon Marlène Schiappa : « Q uand le soignant voit qu’il y a un risque de récidive et que la vie de la femme est en danger, nous pensons qu’il faut faire évoluer le secret médical très subtilement et dans le respect des prérogatives de chacun.

» Dans leurs propositions, les membres des groupes de travail appellent par ailleurs à instaurer un « brevet contre la violence » dans les écoles, ou encore à « redéfinir la procédure et les critères d’indemnisation des victimes ». Ils suggèrent aussi de mieux prendre en charge les soins psychologiques, et de rendre accessible 24h/24 le numéro d’appel 3919, dédié aux violences conjugales – ce qui serait particulièrement utile pour les femmes résidant dans les DOM, actuellement gênées par le décalage horaire.

Le monde du travail a aussi un rôle à jouer dans l’accompagnement des femmes victimes en favorisant « la mobilité professionnelle » des victimes, mais aussi en mettant à leur disposition « un moyen dématérialisé de conserver leurs bulletins de paie (…) pour éviter toute rétention du conjoint violent ».

Tous les trois jours, une femme est tuée par son compagnon ou ex-compagnon, et chaque année près de 270 000 femmes sont victimes de violences.Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :violences faites aux femmes|France|Marlène SchiappaPartagez sur .

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