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24 29.10.2019 23:30:19 23:30

Dépôt de plainte, secret médical, autorité parentale… Les mesures phares du grenelle des violences conjugales


Marlène Schiappa s'est prononcée en faveur de la suppression de l'autorité parentale pour le parent auteur de féminicide. — Louise MERESSE/SIPA Le grenelle des violences conjugales a été lancé le 3 septembre dernier.

Depuis, onze groupes de travail ont planché sur des mesures concrètes qui permettraient de mieux protéger et prendre en charge des victimes de violences conjugales.Amélioration du recueil des plaintes, réquisitions des armes des conjoints violents à la première menace ou encore signalement des violences par les médecins comptent parmi les mesures phares remises au gouvernement ce mardi.

Une réalité glaçante, marquée par des chiffres qui, invariablement, ne baissent pas. Encore aujourd’hui, une femme meurt tous les deux jours en France, tuée par son conjoint ou son ex-compagnon et chaque année, près de 270.000 femmes sont victimes de violences conjugales. C’est pourquoi « cette cause est l’affaire de tous », a insisté la secrétaire d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, à l’occasion ce mardi de la restitution des groupes de travail du grenelle des violences conjugales.

Amélioration de l’accueil des victimes en commissariat, suppression de l’autorité parentale du conjoint auteur de féminicide ou encore réquisition des armes à feu dès la première plainte, 20 Minutes présente les propositions phares dévoilées ce mardi.Améliorer l’accueil des victimes qui viennent déposer plainteOffrir une écoute bienveillante aux victimes qui viennent déposer plainte et leur fournir une information claire sur leurs droits, telle a été la mission du groupe de travail piloté par le ministère de l’Intérieur, consacré à l’amélioration de l’accueil des victimes par les forces de l’ordre.

« Aujourd’hui, les victimes ne sont pas toujours prises au sérieux », ont rappelé les experts. Ils ont ainsi préconisé « le renforcement de la formation initiale et continue des policiers et gendarmes, la mise en place d’une grille d’évaluation du danger » de la personne qui vient déposer plainte. Mais aussi l’élaboration d’un « protocole clair d’accueil en gendarmerie et commissariat » et la « remise systématique d’un document d’information simplifié aux victimes sur leurs droits et dispositifs d’accompagnements ».

L’objectif : éviter qu’une victime quitte un commissariat sans connaître ses droits ou les structures qui peuvent lui venir en aide. Des dysfonctionnements qui devraient être identifiés puis évités après le lancement « d’un audit de grande ampleur sur l’accueil des femmes victimes de violences, dans 400 commissariats et brigades de gendarmerie ».

.En outre, les membres de ce groupe de travail ont plaidé pour que les plaintes des victimes de violences conjugales puissent être recueillies en milieu hospitalier.Faire évoluer le secret médicalQue faire lorsque l’on est tenu au secret médical mais que.....


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