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Pourquoi adore-t-on le Prix Goncourt des Lycéens ?


ParMathieu Dejean- 08/11/19 16h39 Abonnez-vous à partir de 1€Le 14 novembre, le Prix Goncourt des Lycéens 2019 sera décerné à lun.e des quatorze auteur.rice.s sélectionné.e.s. Parfois plus suivi encore que le Goncourt lui-même, ce prix au jury atypique est aussi une expérience mémorable pour les écrivain.

e.s sélectionné.e.s. Tour dhorizon.Ils et elles sont quatorze, ne se connaissaient pas pour la plupart, et ont sillonné la France ensemble pendant dix jours pour faire face à un jury de près de 2000 lycéen.ne.s. Non, ce nest pas une nouvelle émission de téléréalité, ni une expérience sociale qui pourrait mal tourner.

Cest le marathon quont vécu les auteurs et les autrices sélectionné.e.s au Prix Goncourt des Lycéens, créé en 1988 et organisé par la Fnac et le ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse. “Il y avait un côté un peu ‘colo’ de voyager tous ensemble, d’attendre tous ensemble dans les gares, à l’aéroport, dans les lycées, de partager ces moments avec les autres auteurs, que je ne connaissais pas.

Ça crée des relations particulières. C’était franchement assez joyeux”, se rappelle Hélène Gaudy, autrice dUn monde sans rivage (éd. Actes Sud).“Ils ont une liberté que plus personne n’a aujourd’hui”Pendant deux mois, des élèves de seconde, première, terminale et BTS de toute la France, qui composent le jury, ont lu et échangé autour de ces romans contemporains.

Du 7 au 17 octobre, ils et elles ont pu rencontrer leurs auteur.rice.s - à Lille, Paris, Aix-en Provence, Lyon, Marseille, Nancy et Rennes - et les questionner pour mieux les aider à délibérer. Car ce sont les jeunes qui décideront, après dâpres débats, dilemmes et arrache-coeurs, qui sera lheureux.

se élu.e, le 14 novembre. Chaque année, on se félicite de pouvoir suivre les conseils dune nouvelle génération de lecteur.rice.s âgé.e.s de 15 à 17 ans, au point que le Goncourt des Lycéens est devenu lun des prix les plus prescripteurs. Comment lexpliquent les écrivain.

e.s eux.elles-mêmes ? Nous avons interrogé trois dentre eux.elles : Hélène Gaudy (déjà présentée plus haut), Nathacha Appanah, autrice de Le ciel par-dessus le toit (éd. Gallimard), et Santiago H. Amigorena, auteur du roman Le ghetto interieur (éd. P.O.L).Après dix jours de road-trip et déchanges avec les élèves dans des classes gigantesques, ils et elles témoignent unanimement de leur plaisir à affronter la franchise des lycéen.

ne.s, qui est peut-être la clé de voute de ce phénomène. “Il y a indéniablement une franchise dans les échanges et une fraîcheur dans la manière d’aborder les romans. Ils disent quand ils aiment, ils disent quand ils sont choqués, ils disent quand ils sont insatisfaits - par la fin, par le destin d’un personnage, par la narration…”, explique Nathacha Appanah.

.Santiago Amigorena va même plus loin. Pour lui, les lycéen.e.s ont la chance davoir “une liberté énorme”, quils et elles peuvent appliquer à la littérature. “Dès qu’il y a une manifestation.....


code de nouvelles: 359525  |  Les Inrocks
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