×
10 01.12.2019 00:20:21 00:20

Les sociaux-démocrates opèrent un virage à gauche menaçant pour Angela Merkel" title="Les sociaux-démocrates opèrent un virage à gauche menaçant pour Angela Merkel

La tension était perceptible samedi en début de soirée au sein de la Willy Brandt Haus, siège berlinois des sociaux-démocrates allemands (SPD). La température est montée d'un cran supplémentaire à l'annonce des résultats du  deuxième tour de l'élection à la présidence du parti . La victoire à 53,06 % de Norbert Walter-Borjans et Saskia Esken est en effet une gifle pour le vice-chancelier et ministre des finances Olaf Scholz, candidat finaliste malheureux avec l'ex-députée du Brandebourg Klara Geywitz.

Le déclassement spectaculaire d'Olaf Scholz n'est pas un bon signal pour le gouvernementAlors que sa notoriété et son expérience gouvernementale en faisaient le favori de ce scrutin, une telle déconvenue pourrait aussi sonner le glas du gouvernement d'Angela Merkel. «  Le déclassement spectaculaire d'Olaf Scholz n'est pas un bon signal pour le gouvernement.

Le positionnement très sceptique de Norbert Walter-Borjans et Saskia Esken à l'égard de la coalition peut faire craindre que le parti décide d'y mettre un terme lors de son congrès en fin de semaine prochaine », observe Tilman Mayer, professeur de sciences politiques à l'université de Bonn.

Quel avenir pour la coalition d'Angela Merkel ?Le président des jeunes socialistes,  Kevin Kühnert , qui soutenait l'ex-ministre des Finances de Rhénanie-du-Nord Westphalie et la députée du Bade-Wurtemberg, a en outre annoncé sa candidature au poste de secrétaire général du SPD. S'il l'emportait contre Lars Klingbeil, actuel détenteur de la fonction et partisan d'une poursuite de la participation du parti au gouvernement d'Angela Merkel, « la social-démocratie allemande marquerait un clair virage à gauche », conclut Tilman Mayer.

Lire aussi :A mi-mandat le gouvernement d'Angela Merkel fait son bilanLes partis allemands tentés par la radicalisationCette élection relance ainsi les spéculations sur l'avenir de la coalition et la capacité d'Angela Merkel à rester à la tête du pays jusqu'à la fin de son mandat en 2021.

Voire même jusqu'à la présidence allemande du Conseil de l'Union européenne au deuxième semestre 2020. Mais elle ne résout pas pour autant la crise existentielle dans laquelle le SPD se trouve plongé.Un parti social-démocrate très diviséLe taux de participation de 54,09 % de cette élection montre que les deux duos qui s'affrontaient n'ont pas réussi à mobiliser la base des sociaux-démocrates.

Ceux qui ont voté soulignent en outre à quel point le parti est déchiré entre la volonté de continuer de rester aux manettes du pays et ceux qui parient sur une cure de jouvence dans l'opposition, au risque de perdre en influence à court terme.Nous sommes tous sociaux-démocratesOlaf Scholz et Kara Geywitz ont immédiatement apporté leur soutien aux vainqueurs qui ont, en retour, promis de leur « tendre la main » pour maintenir la « cohésion » du parti.

. « Nous sommes tous sociaux-démocrates »,.....


code de nouvelles: 380747  |  Les Échos
Toutes les nouvelles ont été recueillies par AllFrenchNews Crawler