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5 02.12.2019 17:32:29 17:32

La Manif pour tous poursuit le débat PMA dans les rues de Metz

« Les voix qui crient dans le désert, c’est nous », s’amuse Emmanuel, 40 ans, peinant à accrocher l’intérêt des passants. Il fait partie de huit militants de la Manif pour tous se relayant sur le seul marché du centre-ville de Metz le dimanche 1er décembre matin, à la fréquentation plutôt bourgeoise, à côté de l’église Sainte-Thérèse.

Postés à ses entrées, ils tendent des tracts d’invitation à manifester le 19 janvier à Paris « contre la PMA sans père et la GPA ». Ils étaient la veille à l’entrée de la principale artère commerçante de la ville.→ DOSSIER. Révision des lois de bioéthique : les clés pour comprendre cette réforme« Les milieux urbains sont les pires endroits pour mobiliser.

Les gens sont déracinés. Tout le monde est progressiste », reconnaît ce militant de la première heure, regrettant le peu de répondant. Alors, il adapte son objectif : « Mon but est surtout que les gens sachent que ce n’est pas fini. Beaucoup croient que la loi est passée, que le débat est clos, même les opposants », constate-il, dégoulinant sous la pluie, qui ne cesse de tomber depuis le début de la matinée.

Braver les étiquettes« Ce qui est dur, c’est qu’on nous colle tout de suite des stéréotypes et des arrière-pensées, mais il est capital de continuer à dialoguer », confie Michèle, 53 ans, rompue à l’argumentation. Un passant s’arrête et la conversation ne tarde pas à dévier vers la fin de vie, les migrants ou l’homosexualité en général.

« Vous êtes contre je suppose, tout comme vous êtes contre le préservatif ? », l’interroge-t-il. « Mais pas du tout ! », conteste-t-elle, avant de le ramener vers le seul sujet où ils tomberont d’accord : l’hostilité à la GPA.La météo a douché les velléités des parents de Pierre, 17 ans, qui est donc venu seul cette fois-ci.

« Je suis un peu plus extrême qu’eux. Pour moi, il faut être là quoi qu’il arrive car on ne réalise pas toutes les implications de la loi, comme le coût engendré. Tant que la loi n’est ni votée ni promulguée, il faut continuer ».Quitte à essuyer bon nombre de refus de tracts, et à n’engager que de rares dialogues ? Ou bien à ne recevoir les encouragements timides que de ceux qui sont déjà opposés à l’extension de la PMA ?Des actions de lobbying classique« Je sens très bien que la société est divisée.

Mais je me dis qu’ils liront peut-être le tract posément chez eux », commente Robert, 67 ans. Retraité très actif, membre du Club vosgien (randonnée), d’un club de bridge, actif dans son association d’anciens élèves, dans sa paroisse, il profite de tous ces lieux pour sensibiliser les personnes qu’il y rencontre.

« C’est une priorité face au risque de voir disparaître notre civilisation », met-il en garde.Comme ses camarades, il n’envisage à aucun moment de durcir le ton ou de s’engager dans des modes de contestation plus radicaux. « On ne peut pas être violents. C’est le B-A BA de la Manif pour tous ». Il veut continuer à croire à des actions de lobbying classiques.

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