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32 09.12.2019 02:44:19 02:44

Thomas Cazeneuve, le roi français du chessboxing, un sport qui mêle échecs et boxe



Le 9 novembre, Thomas Cazeneuve (à g.) affrontait le Kosovar Khemshid « Jim » Vogliqi au Cabaret Sauvage, Paris. NICOLAS PORTNOI / HANS LUCAS La salle de boxe de Thomas Cazeneuve est à l’image du chessboxing : en construction. À côté des punching-balls, des débris de murs fracassés.

Mais le Montpelliérain n’y prête pas attention et enchaîne les tours de corde à sauter. Cet homme de 26 ans, qui travaille dans le recrutement pour le groupe Pay Job, se prépare pour les prochains championnats du monde de sa discipline, du 11 au 15 décembre en Turquie. Il partira avec douze autres Français qui, comme lui, se sont lancés dans le chessboxing.

Un engouement naissant Dans ce drôle de sport, un combat se compose de 6 rounds d’échecs et 5 de boxe anglaise. Les deux adversaires débutent sur un échiquier, placé au centre du ring, pendant trois minutes, avec un casque antibruit pour ne pas être déconcentrés. À la fin du temps, la partie de stratégie est suspendue, le plateau retiré et les deux combattants enfilent les gants pour trois minutes de boxe.

Puis ils reprennent leur partie d’échecs où elle en était. Et ainsi de suite, jusqu’au K.-O. ou l’échec et mat. Cet étonnant mélange est une idée d’Enki Bilal. Le dessinateur français a mis en scène le chessboxing pour la première fois dans sa bande dessinée Froid Équateur, parue en 1992. Une invention reprise par l’artiste néerlandais Iepe Rubingh, qui a organisé le premier combat, en 2003, avant de fonder une fédération internationale.

Aujourd’hui, on compte 3 500 chessboxers dans le monde et 10 fédérations nationales se sont créées, dont la française, en novembre 2018. Preuve de l’engouement naissant, le chessboxing y a connu ses premiers combats officiels le 9 novembre, au Cabaret sauvage, à Paris. Lire aussi : Le chess-boxing, un mélange de boxe, d’échecs… et d’art Et c’est en partie grâce à Thomas Cazeneuve.

Et plus exactement à son père. C’est lui qui l’a initié aux échecs alors que le jeune garçon n’avait que 4 ans. À 13 ans, il est considéré comme un jeune espoir, faisant alterner les titres de champion départemental et régional, avant de décrocher. L’adolescent découvre le monde de la boxe et des sports de combat à son entrée au lycée.

La raison : « J’ai vu Rocky durant les vacances et je m’y suis mis. » Alors quel a été le déclic pour mélanger ces deux disciplines ? Là encore, c’est le père de Thomas qui entre en scène. « J’ai trouvé ton sport », envoie-t-il à son fils de 18 ans, joignant un article sur le chessboxing. Le jeune adulte n’a alors plus qu’un seul objectif : devenir champion du monde de cette nouvelle discipline.

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