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12 09.12.2019 08:12:36 08:12

Campements : que deviennent les migrants mis à l’abri ?



Des migrants attendent d’être évacués par la gendarmerie, à Paris, le 7 novembre. MARTIN BUREAU / AFP C’était la 59e évacuation d’un campement de migrants qu’a connu Paris depuis 2015. Porte de la Chapelle et à cheval sur la ville de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 7 novembre à l’aube, quelque 1 600 personnes avaient été invitées à monter dans des bus pour être orientées vers des gymnases et des centres provisoires à l’occasion d’une vaste opération de mise à l’abri, réclamée par les villes et les associations d’aide aux migrants depuis des mois.

Parmi les personnes prises en charge, se trouvaient plus de 1 300 hommes isolés et près de 300 familles, femmes seules et couples. Leur situation administrative devait être examinée pour qu’un hébergement leur soit proposé. Ce travail a permis d’objectiver le profil de ceux qui vivent sous tente aux abords du périphérique, dans le nord de Paris.

D’après les éléments fournis par la préfecture de région, 43 % des personnes prises en charge étaient afghanes, suivies par les ressortissants soudanais (15 %), puis somaliens (14 %). Les personnes sont, pour un quart d’entre elles, des demandeurs d’asile ; pour un autre quart des demandeurs d’asile n’ayant pas encore pu enregistrer leur demande et pour un autre quart, des demandeurs d’asile en procédure Dublin – c’est-à-dire dont l’examen de la situation relève d’un autre Etat membre de l’Union européenne (majoritairement l’Allemagne) où ils ont été enregistrés et vers où la France peut les transférer.

Par ailleurs, 16 % des personnes ont le statut de réfugié, c’est-à-dire qu’elles disposent d’un titre de séjour mais restent sans logement. Enfin, 4 % sont déboutées de leur demande d’asile donc, potentiellement, en situation irrégulière.

La police évacue un campement à Paris, le 7 novembre.

MARTIN BUREAU / AFP Article réservé à nos abonnés Lire aussi Comment les opérations d’évacuation poussent les migrants aux portes de Paris Le retour dans les campements Un mois après cette vaste opération, quel en est le bilan ? D’après la préfecture de région, près de 800 personnes ont été orientées vers des hébergements, pour moitié en province.

Le reste d’entre elles est toujours en attente et « 156 ont quitté volontairement leur hébergement », avant même que leur situation soit examinée. Dans le nord de Paris, les associations constatent le retour dans les campements de personnes mises à l’abri début novembre. « Les gens qui n’ont pas droit aux conditions matérielles d’accueil sont remis à la rue », observe Julie, membre de l’association Utopia 56.

. Ces personnes dont la prise en charge ne relève plus ou pas de l’Etat représentent, d’après l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), un tiers de ceux qui ont été recensés lors de l’évacuation de la Porte de la Chapelle et de Saint-Denis. Il s’agit surtout de.....


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