×
12 09.12.2019 09:34:22 09:34

Comment Iskandar Safa s'est arraché des griffes du ministère de la justice américain (DoJ)

Iskandar Safa aura eu plusieurs vies. Et comme un chat, il retombe souvent sur ses pattes notamment en France, en Grèce, en Allemagne... Ainsi, contre toute attente, Iskandar Safa est sorti vainqueur le 2 décembre de son duel contre le ministère de la Justice américain, le DoJ qui sest pourtant fait la spécialité dasséner à de grands groupes européens (de préférence) dénormes amendes en vertu de lois extraterritoriales américaines.

Iskandar Safa lui na pas voulu plier sans combattre, contrairement à Alstom, BNP Paribas, Société Générale, ou encore Technip. Le milliardaire dorigine libanaise na pas fui le combat et a lutté pied à pied contre le DoJ. Bien lui en a pris. Un procès gagné contre toute attente Le procès que tous les observateurs pensaient perdus davance dun de ses proches travaillant pour sa holding Privinvest, Jean Boustani, présenté par le DoJ comme le cerveau dune opération à deux milliards de dollars, avec des pots-de-vin en cascade, a finalement été gagné.

Après sept semaines de procès à New York, un jury de douze personnes a acquitté à lunanimité Jean Boustani pourtant considéré par laccusation de cerveau dune fraude à deux milliards de dollars, a expliqué au début du procès dans son propos liminaire Margaret Moeser, la représentante du ministère public, dans son propos liminaire.

Au titre du 5e amendement de la Constitution américaine, le DoJ américain ne peut pas faire appel de lacquittement de Jean Boustani. Il était accusé de fraudes et de blanchiment dargent par le DoJ dans le cadre de trois contrats en 2013 et 2014 portant sur la vente de bateaux militaires et de pêche au Mozambique.

La justice américaine sest mêlée du dossier, notamment parce que des investisseurs américains auraient été lésés par les montages pour financer le contrat. Trois leçons à retenir Cest la première fois quun groupe français dans le viseur du ministère de la justice américain remporte une bataille judiciaire.

Cest la première leçon que lon peut tirer de ce verdict : se battre et ne pas plaider coupable demblée sous prétexte darrangements ultérieurs (amendes, mise sous tutelle...). Soit la soumission au bon vouloir du DoJ. Deuxième leçon, Iskandar Safa, contrairement à dautres patrons comme Patrick Kron, na jamais abandonné Jean Boustani, inculpé dassociation de malfaiteurs en vue de commettre une fraude électronique, de blanchir de largent et de gruger des investisseurs.

. Il était emprisonné à la sortie dun avion.....


code de nouvelles: 385808  |  La Tribune
Toutes les nouvelles ont été recueillies par AllFrenchNews Crawler