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7 09.12.2019 20:39:09 20:39

Jean-Luc Mélenchon, condamné et « rebelle » permanent

C’est l’épilogue d’un feuilleton fracassant depuis la perquisition menée le 16 octobre 2018 au siège de La France insoumise : Jean-Luc Mélenchon a été condamné, lundi 9 décembre, par le tribunal correctionnel de Bobigny à une peine de trois ans de prison avec sursis et une amende de 8 000 € pour « actes d’intimidation envers un magistrat et un dépositaire de l’autorité publique, rébellion et provocation ».

Autres prévenus, le député Bastien Lachaud, le député européen Manuel Bompard, le président de l’association « L’Ère du peuple », Bernard Pignerol, et l’attachée de presse du mouvement, Muriel Rozenfeld, ont été condamnés à des amendes allant de 8 000 à 2 000 €. Le député Alexis Corbière a quant à lui été relaxé.

La condamnation du leader de LFI est conforme aux réquisitions du parquet lors du procès en septembre 2019. Pas de prison ferme, pas de peine d’inéligibilité : le ministère public s’était montré relativement clément au regard des peines encourues, jusqu’à 10 ans de prison, une amende de 150 000 € et 5 ans d’inéligibilité.

« Premier cas typique de lawfare »« À l’évidence, c’est un jugement politique », a réagi Jean-Luc Mélenchon à la sortie de l’audience, alors qu’il aurait préféré une relaxe. Entouré de sa garde rapprochée, il a une nouvelle fois dénoncé « l’instrumentalisation politique de la justice », reprenant une ligne de défense exposée dans un livre, Et ainsi de suite (Plon), publié au moment du procès.

« La gravité du procès politique organisé contre nous tient au fait qu’il s’agit précisément de parlementaires d’opposition réprimés en raison d’une action politique collective. C’est une nouveauté en France. C’est le premier cas typique de lawfare, c’est-à-dire d’une instrumentalisation délibérée de la justice et de la police par le pouvoir pour atteindre un but d’élimination politique d’un adversaire », expliquait-il alors dans cet ouvrage.

À l’avenir, le dirigeant « insoumis » ne devrait pas se départir de cette posture, semblant même trouver un motif de fierté dans sa condamnation. « Je vais être condamné pour “rébellion” et “encouragement à la rébellion”. Je serai donc un rebelle officiel. Ce n’est plus une condamnation, c’est une décoration », déclarait-il le 3 décembre au quotidien 20 Minutes.

Soupçons d’emplois fictifs d’assistantsMalgré les déconvenues judiciaires et une popularité entamée depuis la perquisition houleuse à LFI, Jean-Luc Mélenchon continue de se présenter comme le premier opposant à Emmanuel Macron, dont il attend qu’il « connaisse un échec ». Le député marseillais a donc emboîté le pas des syndicats contre la réforme des retraites, défilant à Marseille et réagissant, parmi les premiers, à l’allocution du premier ministre, Édouard Philippe, vendredi 6 décembre.

. « Je dois répondre à ce cirque médiatico-politique alors que je suis en pleine bataille contre le gouvernement pour faire tomber cette loi retraite », a-t-il souligné à la sortie du tribunal.Président.....


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