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29 09.12.2019 22:03:59 22:03

Sur les retraites, « les réunions sectorielles se poursuivront jusqu’à début 2020 »

À la sortie de la rencontre avec Jean-Paul Delevoye et Agnès Buzyn, lundi 9 décembre, les syndicats restaient pour le moins perplexes. « À l’ouest, rien de nouveau », glisse un responsable syndical après la réunion, tandis qu’un autre lâche : « On n’en attendait rien, on n’a pas été déçu ! »Avec cette réunion, Jean-Paul Delevoye a clos le second cycle de concertations avec les partenaires sociaux sur la réforme des retraites.

Toutefois, des concertations sectorielles, notamment avec les régimes spéciaux, se poursuivront jusqu’à début 2020 « pour offrir un chemin de convergence vers le régime universel ».Le haut-commissaire avait déjà passé son automne à réfléchir avec les syndicats et le patronat autour de plusieurs thèmes (mécanismes de solidarité, conditions d’ouverture des droits, conditions d’équilibre en 2025, gouvernance du futur système, mécanismes de transition etc.

) « Certaines organisations restent opposées au système universel, a-t-il poursuivi. La CGT et FO n’ont pas participé aux négociations mais la CGT nous a fait parvenir ses contributions par ailleurs. »« Je note des divergences »Ceux qui attendaient des engagements concrets en ont été pour leurs frais.

Dans son discours, Jean-Paul Delevoye retient « un large consensus pour conserver un système de retraites par répartition, qui renforce la cohésion de la nation, et comprend une part importante de solidarité » – dans la réforme, il n’a même jamais été question de passer à un système par capitalisation.

Dans le détail, les pensions de réversion et les mécanismes des droits familiaux semblent ne pas poser grand problème, mais c’est à peu près tout. « Je note des divergences sur l’entrée en vigueur du nouveau système », a continué le haut-commissaire, qui évoque aussi « une forte demande de garantie des droits constitués avant la réforme et sur la valeur du point, dont beaucoup souhaitent que la loi stipule que cette valeur ne doit pas baisser ».

« L’âge d’équilibre » à 64 ans, avec une décote avant et une surcote après, « ne fait pas consensus », reconnaît-il aussi, estimant que sa « mise en place progressive (…) paraît devoir être privilégiée. »La balle à Édouard PhilippeSur tout le reste, et notamment les épineuses questions des régimes spéciaux et des enseignants en grève, Jean-Paul Delevoye a botté en touche, renvoyant au discours que doit prononcer Édouard Philippe mercredi 11 décembre.

« Le document de synthèse des concertations sera remis au premier ministre, qui apportera des précisions sur les orientations », a-t-il sobrement indiqué.« Le gouvernement n’est pas sorti de ses ambiguïtés, déplore Laurent Escure, secrétaire général de l’Unsa. Tout est désormais suspendu aux annonces du premier ministre.

. J’espère qu’il sera suffisamment précis pour convaincre et apporter les garanties indispensables. » « Les réunions sectorielles ont besoin de grain à moudre pour discuter des paramètres par profession, il faut donc qu’Édouard.....


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