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D’Auschwitz 1943 à New York 2016, une histoire d’amour contrariée par l’histoire



Plus de 1,1 million de juifs, témoins de Jéhovah, prisonniers de guerre, opposants politiques, Polonais, Soviétiques, Tziganes et résistants  ont été assassinés par les nazis à Auschwitz. Markus Schreiber / AP Il n’y a pas pire endroit, ni pire moment, pour tomber amoureux.

David Wisnia et Helen Spitzer se sont croisés pour la première fois à proximité d’un des fours crématoires du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau où plus de 1,1 million de juifs, témoins de Jéhovah, prisonniers de guerre, opposants politiques, Polonais, Soviétiques, Tsiganes et résistants ont été assassinés par les nazis.

C’était en 1943. La seconde guerre mondiale était alors à son point de bascule et l’Allemagne nazie venait à peine de connaître ses premières défaites. Immédiatement, David Wisnia, un juif polonais de Varsovie, s’est rendu compte que Helen Spitzer, une juive de Bratislava, en Slovaquie, n’était pas une déportée ordinaire.

« Zippi », c’était son surnom, était la seule femme dans une partie du camp réservée aux hommes. Un de leurs codétenus les a présentés, à la demande de Zippi. Surtout elle était propre, bien habillée, portait une veste et sentait bon. Il avait 17 ans, elle en avait 25. « Je ne savais rien de la vie… Elle m’a tout appris.

Elle m’avait choisi », a raconté David Wisnia au New York Times. Around them, death was everywhere. Still, the lovers planned a life together, a future outside of Auschwitz. It too… https://t.co/bCxGOI93vT— nytimes (@The New York Times) Rencontres clandestines Après cette première rencontre, ils se sont revus, clandestinement, à intervalles réguliers, dans le minuscule espace d’un baraquement où étaient entreposés les vêtements de déportés, entre les crématoires IV et V.

Tous les deux bénéficiaient d’un statut « privilégié » : après avoir été employés à ramasser les corps des déportés se suicidant en touchant les barbelés électrifiés, les nazis se sont rendu compte des talents de chanteur de David et l’ont épargné, pour qu’il chante pour eux. Pour sa part, Zippi était l’une des premières femmes arrivées à Auschwitz, dès 1942.

Graphiste, parlant l’allemand, elle passa quelques mois difficiles avant d’être transférée dans un bureau où elle dessinait des plans avant d’être chargée de tenir le compte de la main-d’œuvre disponible pour les nazis. Un travail qui lui donnait une certaine liberté de mouvement et d’action dans le camp, comme elle le raconta dans un témoignage, en 1946.

Ainsi, elle pouvait transférer des déportés d’un baraquement à un autre ou les affecter à une autre tâche. Elle faisait aussi parvenir des rapports à différents groupes de résistants. Dans les rares moments où ils en avaient l’occasion, ils se parlaient peu. Ils évoquaient leur vie d’avant.

. Lui, son amour pour la musique, l’art lyrique, inspiré par son père. Elle aussi aimait la musique, jouait du piano et de la mandoline. Elle lui a appris une chanson.....


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