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Affaire Kulik : sorti de son coma, Willy Bardon fait appel du verdict



Le 21 novembre 2019, Willy Bardon (à gauche), accusé d’enlèvement, de séquestration, de viol et de meurtre dans l’affaire Elodie Kulik en 2002, arrive avec ses avocats  au palais de justice d’Amiens. DENIS CHARLET / AFP Willy Bardon, qui s’est réveillé lundi 9 décembre à l’hôpital, trois jours après avoir ingurgité un pesticide suite à sa condamnation à trente ans de réclusion criminelle dans l’affaire Kulik, a fait appel du verdict, a-t-on appris auprès de son avocat.

Condamné vendredi soir à trente ans de réclusion criminelle pour l’enlèvement et la séquestration suivis de mort et le viol d’Elodie Kulik en janvier 2002 près de Tertry (Somme), Willy Bardon avait immédiatement tenté de mettre fin à ses jours, ingurgitant dans la salle d’audience du Témik, sous la forme d’une petite « gélule », selon le procureur.

« Il est désormais réveillé et son état de santé n’inspire plus d’inquiétude aux médecins, qui n’ont par ailleurs pas détecté l’existence de séquelles », avait déclaré lundi matin Alexandre de Bosschère, procureur de la République d’Amiens. « Nous avons fait appel » du verdict prononcé par la cour d’assises de la Somme, a fait savoir lundi soir, à l’Agence France-Presse, Stéphane Daquo, l’un des avocats de Willy Bardon, confirmant une information du Courrier picard.

L’avocat entend également demander, avant le 24 décembre, le « dépaysement du dossier » hors de la Picardie. Lire aussi Affaire Elodie Kulik : Willy Bardon « en phase de sortie progressive du coma » « Je ne comprends pas les éléments (…) qui ont emmené à condamner cet homme », avait déjà réagi l’avocat vendredi soir, estimant qu’en Picardie, où l’affaire a été très médiatisée depuis le meurtre de la jeune directrice d’agence bancaire, « l’émotion a pris le pas sur le reste et n’a pas permis un jugement serein ».

Lundi soir, Willy Bardon était toujours à l’hôpital, sous surveillance policière. Une enquête ouverte par le parquet doit notamment déterminer comment il s’est procuré du Témik, pesticide très dangereux et « extrêmement réglementé en France et en Europe », et « si c’est un acte qui avait été prémédité, organisé et de quelle manière ».

« M. Kulik, je vous jure, je n’y étais pas ! » Elodie Kulik, employée de banque de 24 ans, avait été enlevée, violée, étranglée, puis brûlée en janvier 2002 à Tertry (Somme), à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Saint-Quentin (Aisne). Avant de mourir, la jeune femme avait appelé les secours, laissant un enregistrement glaçant de vingt-six secondes considéré comme la pièce maîtresse du dossier, et qui a ébranlé la salle d’audience à de nombreuses reprises pendant deux semaines.

. Si la participation de Grégory Wiart, mort en 2003 et dont on avait retrouvé l’ADN sur la scène du crime en 2012, est « indéniable », les deux hommes entendus sur l’enregistrement « font forcément partie de ses ravisseurs », et « le seul proche.....


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