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Lubrizol : une réouverture de l'usine partielle et contestée

Le préfet de Seine-Maritime, Pierre-André Durand, a donné son feu vert, vendredi 13 décembre, pour la réouverture partielle de Lubrizol, moins de trois mois après lincendie qui a touché le site Seveso, à Rouen, le jeudi 26 septembre. Il s’agit d’une réouverture partielle, limitée à deux petites unités de mélange et de solubilisation, n’impliquant pas de réaction chimique, et occupant une superficie de 3 hectares sur les 14 hectares du site non impactés par le sinistre, assure la préfecture dans ce communiqué.

Frédéric Henry, président de Lubrizol France, sest félicité de cette réouverture : Cette décision devrait permettre à Lubrizol de freiner l’hémorragie économique et, ainsi, sauvegarder une partie des 2.200 emplois directs, indirects et induits qui dépendent du site. Daprès la direction de lentreprise, plus de cent salariés travailleraient sur la réouverture partielle.

Dès que la société aura reçu larrêté préfectoral, son activité pourra recommencer, et cela peut très bien être dès ce samedi, puisque nous avons des équipes 24/24, a indiqué Isabelle Striga, directrice générale de Lubrizol France. À lire aussi
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Dès lors que larrêté nous est transmis, on va pouvoir acheminer les matières premières dont on a besoin ce qui peut prendre plusieurs jours, a rajouté la directrice générale. Lincendie de milliers de tonnes de produits chimiques le 26 septembre avait provoqué un panache de fumée noire de 22 km de long.

Majoritairement, il y a un net soutien à cette réouverture, a estimé le préfet à lissue du comité pour la transparence et le dialogue de ce vendredi, qui réunit élus locaux, représentants de lEtat, industriels et associations. Une réouverture "précipitée"Mais ce redémarrage fait aussi des mécontents.

Cette réouverture est précipitée, préméditée et tout à fait dangereuse, a estimé Jacky Bonnemains, représentant de lassociation Robin des bois au sein du comité. Il a été dit que ces entreprises seraient surveillées de très près mais ça va être difficile de surveiller quelles ne sur-stockent pas, a-t-il ajouté.

Le stockage des produits va être sous-traité à trois sociétés : Multisol à Sotteville-lès-Rouen et deux entreprises Seveso proches du Havre, GCA logistique à Lillebonne, Seveso seuil bas, et, Care à Rogerville, Seveso seuil haut.L’association le déplore, Lubrizol reprend des activités alors que la mise en sécurité des fûts dangereux endommagés pendant lincendie nest pas terminée.

. Selon le préfet, il reste 900 fûts à évacuer, dont 70 présentant une certaine sensibilité. Armand Durand a rajouté que tous sont traités par robot dans un espace de confinement dédié......


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