×
4 18.01.2020 12:51:40 12:51

Municipales : EELV veut faire de Perpignan un symbole contre l’extrême droite

Le scénario paraissait improbable il y a encore quelques mois. Et si une liste de gauche, écologiste, gagnait à Perpignan ? Sur le papier, l’équation semble quasiment impossible. La ville est à droite depuis plus de soixante ans. Et c’est l’une des places fortes de l’extrême droite. D’ailleurs, Louis Aliot, le député Rassemblement national (RN) des Pyrénées-Orientales, est le favori pour les élections de mars.

Avec plus de 120 000 habitants, une forte communauté pieds-noirs, et des problèmes d’insécurité et de pauvreté endémiques, Perpignan est la plus grosse cible du parti lepéniste aux municipales. Article réservé à nos abonnés Lire aussi Municipales : les écologistes bousculent la campagne Mais le fond de l’air a changé du côté nord de la Catalogne.

Un vert teinté de rouge et de rose se diffuse. Deux femmes pourraient changer la donne. Avec des profils et des parcours bien différents. Du côté d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Agnès Langevine a réussi à rallier le Parti socialiste (PS) mais aussi une fraction de La France insoumise (LFI). Vice-présidente de la région Occitanie, elle veut montrer un visage « raisonnable » de l’écologie politique.

Caroline Forgues, elle, représente L’Alternative. Une liste « citoyenne » qui a reçu, entre autres, le soutien officiel de LFI, des communistes, de Génération.s, du NPA ou encore de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC). Elle met en avant sa méthode « participative », la seule capable selon elle de tourner la page de l’« alduysme » (du nom des anciens maires Paul Alduy et de son fils Jean-Paul qui ont régné sans partage sur Perpignan entre 1959 et 2009) et de battre l’extrême droite.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi L’unité d’EELV vacille à propos de la stratégie à adopter aux élections municipales Les deux listes ont beaucoup en commun : toutes deux sont écologistes et de gauche, et veulent lutter contre le clientélisme qui a longtemps été de mise.

Un sondage de l’IFOP créditait la liste EELV de 14,5 % des suffrages, et celle de L’Alternative de 13,5 %. Pour le second tour, une fusion des deux listes (derrière Mme Langevine) talonnerait Louis Aliot : 27 % contre 29 %. Yannick Jadot ne s’y est pas trompé. L’homme fort d’EELV, qui devrait être candidat à la présidentielle, veut faire de Perpignan la mère des batailles.

En cas de victoire d’Agnès Langevine, cela prouverait que l’écologie est l’alternative au RN. M. Jadot tiendra ainsi un meeting dans la ville le 31 janvier, en même temps que M. Aliot. Plusieurs invités sont prévus, dont l’essayiste et eurodéputé apparenté socialiste Raphaël Glucksmann. « Face au national-populisme, l’écologie politique peut incarner un vote d’espoir parce que nous apportons des réponses aux multiples crises que nous vivons, qu’elles soient environnementales ou sociales », veut croire M.

. Jadot. ..


code de nouvelles: 432080  |  lemonde
Toutes les nouvelles ont été recueillies par AllFrenchNews Crawler

Mots clés