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Avec Parcoursup en ligne de mire, les lycéens déboussolés face au choix des spécialités



Des lycéens à Nantes, en décembre 2019 CAMILLE MILLERAND POUR LE MONDE La file est longue et il faudra compter au moins une heure avant d’être reçu dans le petit box de l’un des conseillers d’orientation. Une quinzaine d’entre eux ont été diligentés par l’Office national d’information sur les enseignements et les professions (Onisep) ce samedi après-midi de novembre.

Porte de Versailles à Paris, les parents sont en rang avec leurs enfants, profitant du Salon de l’orientation pour s’informer sur une réforme du lycée qu’ils ont le sentiment de ne pas comprendre en entier. Tous ont les mêmes préoccupations à l’esprit : « enseignements de spécialité » et « Parcoursup », ces totems qui remodèlent un lycée bicentenaire dans le but de créer une continuité plus grande entre l’enseignement secondaire et l’enseignement supérieur.

Au milieu de la file, Léa, en classe de 1re, a opté pour une triplette de spécialités maths/anglais/littérature-philo, avec le raisonnement suivant : « L’anglais, c’est important ; les maths, c’est plus de débouchés. Et la philo, c’est pour le bac, il faut assurer les arrières. » Et plus tard ? « Je voudrais travailler dans l’architecture ou le design, je ne suis pas trop sûre encore », indique-t-elle.

Sa mère complète aussitôt : « Avec la réforme, les maths sont plus dures et je m’inquiète car je ne suis pas sûre que tu pourras parvenir à des études d’architecture si tu n’as pas un niveau suffisant. » Article réservé à nos abonnés Lire aussi Les lycéens à l’heure du choix : quelle spécialité abandonner en terminale sans se fermer des portes ? Casser les filières, objectif atteint Deux rangs plus loin, une autre maman se tourmente.

« L’orientation est un sujet anxiogène, surtout parce que l’enseignement supérieur méconnaît la réforme du lycée. Les messages envoyés sont très contradictoires », estime-t-elle. Son fils Mirko est en 1re, affichant la triplette scientifique par excellence (maths/physique/sciences de la vie et de la Terre) avec l’objectif de devenir médecin ou ingénieur.

« Mon problème, c’est qu’en terminale je devrai renoncer à l’une des spécialités. Mais laquelle ?, s’interroge le lycéen. D’après mes profs, certaines facs de médecine auraient dit de ne pas laisser tomber les maths en terminale, d’autres diraient de ne pas lâcher SVT. C’est perturbant, car aujourd’hui je ne veux pas me fermer de portes pour médecine en enlevant SVT.

Mais si j’abandonne les maths ou la physique, ça ne passera plus pour une école d’ingénieurs. » A la rentrée 2019, 48 % des élèves de première ont choisi une triplette qui ne correspond pas aux anciennes séries Après une journée ininterrompue de rendez-vous dans son box, une conseillère d’orientation présente au Salon ouvre un paquet de biscuits.

. Elle évoque pêle-mêle ce qui revient en boucle dans la bouche des lycéens : « bouffées d’angoisse », « abandon des maths », « quelles spécialités.....


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