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40 09.04.2019 21:07:04 21:07

A Berlin et Paris, May plaide pour un report du Brexit

A Berlin puis à Paris, la Première ministre britannique Theresa May a plaidé pour obtenir mercredi de ses partenaires européens un nouveau report du Brexit, qu'Angela Merkel juge possible jusque début 2020.Initialement prévu le 29 mars, le Brexit a déjà été repoussé au vendredi 12 avril.

Mais faute d'avoir pu faire adopter par les députés britanniques l'accord de divorce qu'elle a négocié avec Bruxelles, Mme May veut réclamer un second ajournement du Brexit, jusqu'au 30 juin.La réponse est attendue mercredi lors d'un sommet européen crucial devant lequel Mme May exposera son plan aux 27, qui devront donner leur aval unanime à tout report.

L'enjeu est d'éviter vendredi une sortie brutale du Royaume-Uni, un "no deal" aux conséquences économiques potentiellement dévastatrices."Un report du Brexit de plusieurs mois est possible, jusque début 2020", a estimé mardi la chancelière allemande Angela Merkel après sa discussion avec Mme May à Berlin.

Une telle date pourrait être agréée par la France, pour laquelle un délai d'un an, évoqué ces derniers jours à Bruxelles, "paraît trop long", a de son côté indiqué l'Elysée, où la Première ministre britannique est attendue mardi en fin d'après-midi pour défendre sa cause auprès du président français Emmanuel Macron.

Face à Theresa May, Emmanuel Macron devrait réaffirmer que Paris "n'est pas fermé à construire une autre solution" que celle du "no deal", mais "avec certaines limites et pas à tout prix", a précisé l'Elysée.La durée d'un report "dépend" du plan qu'exposera mercredi Theresa May aux 27, a expliqué mardi le négociateur en chef de l'UE Michel Barnier à l'issue d'une réunion avec des ministres européens pour préparer le sommet de mercredi.

"Le 'no deal' ne sera jamais la décision de l'UE, ce sera toujours la responsabilité du Royaume-Uni de nous dire ce qu'il veut", a-t-il prévenu.Le sommet de Bruxelles sera précédé par une "réunion de coordination" à l'initiative de la Belgique qui réunira une demi-douzaine de pays, ceux qui seraient les plus "directement affectés" par une sortie du Royaume-Uni sans accord de divorce.

- Ni acquise ni automatique -Ce report doit "être soumis à des critères très stricts", a insisté le ministre allemand des Affaires européennes Michael Roth, et son acceptation "n'est ni acquise ni automatique", a prévenu son homologue française Amélie de Montchalin."La France sera très ferme" et "plus la période (d'extension) sera longue, plus les garanties devront être sérieuses" afin de "ne pas mettre en danger le fonctionnement de l'UE", selon l'Elysée, qui insiste sur la forte unité des 27 sur cette position.

Les dirigeants européens avaient refusé en mars d'accorder aux Britanniques un sursis jusqu'au 30 juin, en raison de la tenue des élections européennes du 23 au 26 mai.Le gouvernement britannique a annoncé à contrecoeur lundi soir qu'il lançait l'organisation de ce scrutin, après avoir tenté d'éviter d'y participer, près de trois ans après le référendum.

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