×
4 23.01.2020 18:56:04 18:56

Retraites : la CFDT crie victoire pour les fonctionnaires

Les fonctionnaires vont-ils bénéficier d’un arbitrage analogue à celui qui a été rendu, fin 2019, en faveur de la retraite des salariés de la SNCF et de la RATP ? Oui, d’après la CFDT, qui l’a clamé sur les réseaux sociaux, mercredi 22 janvier. Pas si vite, objecte-t-on du côté du gouvernement, en soulignant que rien n’est tranché, à ce stade.

C’est un message posté, mercredi, sur Twitter, par le syndicat CFDT-Finances qui a éveillé l’attention. Cette organisation indique en substance que les représentants cédétistes engagés dans des négociations avec l’exécutif ont obtenu gain de cause sur l’une de leurs principales revendications : les conditions qui déterminent la pension des agents nés entre 1975 et 2003.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Réforme des retraites : des conséquences très contrastées selon les parcours et les métiers Pour comprendre de quoi il retourne, il convient de rappeler que la réforme des retraites ne s’appliquera qu’à une partie de la population et que les personnes concernées le seront de différentes manières, selon leur âge.

Pour les assurés qui ont vu le jour à partir de 2004, le niveau de la pension sera fixé exclusivement selon les règles du futur système universel, les droits accumulés durant la vie active étant comptabilisés en points. S’agissant de ceux qui sont nés avant la fin 1974, rien ne change – excepté, peut-être, les dispositions relatives à la décote et à la surcote, qui pourraient dépendre d’un âge pivot chez certaines générations.

Au sein de cette tranche d’âge, les droits des salariés du privé et des fonctionnaires continuent d’être exprimés en annuités. Article réservé à nos abonnés Lire aussi Réforme des retraites : « Revaloriser les salaires des fonctionnaires est urgent » Reste le cas, redoutablement complexe, des hommes et des femmes nés entre début 1975 et fin 2003 : une partie de leur pension sera arrêtée à partir des dispositions actuelles et l’autre en vertu de mécanismes propres au futur régime universel.

Problème : comment procède-t-on pour calculer la fraction de pension soumise aux règles d’aujourd’hui ? Dans le rapport qu’il avait remis en juillet 2019, Jean-Paul Delevoye, alors haut-commissaire à la réforme des retraites, recommandait que soit prise en considération la rémunération de l’assuré, à la fin 2024, soit juste avant l’entrée en vigueur, pleine et entière, du nouveau régime.

« Un des scénarios discutés » Une autre solution a été retenue à la SNCF et à la RATP, lors des discussions entre les directions de ces entreprises et les syndicats : elle consiste, grosso modo, à se projeter sur ce que serait la paye des salariés au terme de leur carrière. C’est la « clause à l’italienne », selon la formule en vogue depuis plusieurs semaines, qui est plus avantageuse pour les personnes concernées et donc plus coûteuse que le schéma tenant compte des rémunérations de la fin 2024.

. ..


code de nouvelles: 438009  |  lemonde
Toutes les nouvelles ont été recueillies par AllFrenchNews Crawler