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3 23.01.2020 22:01:54 22:01

« Mêmes lieux, même ton supérieur, même emportement calculé » : l’éclat de voix de Macron vu par la presse d’Israël

Un chef de l’Etat français haranguant les forces de sécurité de l’Etat d’Israël aux abords de l’église Sainte-Anne de Jérusalem. Pour le quotidien israélien Hamodia, l’incident a « un air de déjà-vu ». Difficile, en effet, de ne pas faire le rapprochement entre l’éclat de voix d’Emmanuel Macron, mercredi 22 janvier, et celui de Jacques Chirac, vingt-quatre ans plus tôt, sur la via Dolorosa puis aux abords de ce même édifice considéré comme un territoire français depuis 1856, date à laquelle les Ottomans en avaient fait cadeau à Paris pour son aide lors de la guerre de Crimée (1853-1856).

Article réservé à nos abonnés Lire aussi A Jérusalem, Emmanuel Macron bouscule le protocole et les habitudes « Mêmes lieux, même ton autoritaire et supérieur, même emportement calculé devant les caméras », décline, acerbe, le site LPH info. « Apparemment, Sainte-Anne est un lieu assez névralgique pour les présidents français, constate, avec une pointe d’ironie, le blogueur Dexter Van Zile dans une lettre ouverte adressée à M.

Macron et publiée par The Times of Israel. J’espère que les Israéliens réserveront leur jugement sur la confrontation. » « Etant donné que la souveraineté française sur Sainte-Anne remonte aux années 1800, il est probable que les Israéliens auront de la sympathie pour vous. Ils connaissent l’importance de protéger la souveraineté.

S’il y a un groupe de personnes qui connaît les dangers de la perte de souveraineté encore mieux que les Français, ce sont les Israéliens. » Article réservé à nos abonnés Lire aussi En visite officielle en Israël, Emmanuel Macron devra compter avec la défiance des Français juifs « Moment chiraquien » En 1996, « le coup d’éclat de Jacques Chirac a semblé spontané aux spectateurs », rappelle le site Ynetnews.

Pourtant, le Français « avait l’intention de provoquer un drame en Israël pour plaire à l’opinion publique arabe ». Une stratégie payante : l’ex-président était l’une des personnalités occidentales les plus populaires du monde arabe, souligne L’Orient-Le Jour. Emmanuel Macron aurait-il donc sciemment provoqué cet incident « pour séduire les populations arabes et une partie de l’électorat français » ? Peut-être, admet Anthony Samrani dans le journal libanais.

« Peut-être même qu’il a forcé son accent en anglais pour que la mémoire sonore colle au visuel. Peut-être, enfin, qu’il le voulait absolument ce moment, ce moment chiraquien qui est resté dans toutes les mémoires. » « La visite de Sainte-Anne était un arrêt symbolique soulignant l’influence historique de la France dans la région, où Paris se considère toujours comme un acteur important », analyse pour sa part The Jerusalem Post.

. Avec Jacques Chirac, rappelle L’Orient-Le Jour, la France a souvent eu la volonté de « jouer les médiateurs entre les puissances régionales, d’offrir une voie alternative à celle de Washington pour tenter.....


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