×
3 28.01.2020 21:30:23 21:30

Série Cosmos : les exoplanètes, ces multiples mondes découverts au-delà du Système solaire

Elle est un peu plus grosse que la Terre. Orbite autour de son petit soleil en 37 jours. Et en est juste assez éloignée pour qu’en principe de l’eau puisse se maintenir à l’état liquide à sa surface. « TOI 700 d », dont la découverte a été annoncée le 6 janvier au cours d’une conférence de presse, est l’une des exoplanètes les plus spectaculaires mises au jour par le satellite TESS de la NASA.

De ce monde, un peu trop hâtivement qualifié sur la blogosphère de « potentiellement habitable », les astronomes ne savent presque rien. Sinon qu’étant associé à une étoile naine, calme, brillante et proche, il est propice aux observations. Celles-ci permettraient d’en déduire sa masse, sa nature rocheuse ou gazeuse, voire une partie de la composition de son éventuelle atmosphère.



9,99 €. En vente en kiosque à partir du 29 janvier. Tout comme la mission Cheops de l’Agence spatiale européenne (ESA) partie le 18 décembre 2019 depuis la base de Kourou (Guyane), TESS marque une étape dans la recherche sur les exoplanètes. Depuis 1995 et la découverte par les Prix Nobel de physique 2019 Michel Mayor et Didier Quelloz, de « 51 Peg », la première d’entre elles, plus de 4 000 de ces planètes tournant autour d’autres étoiles que le Soleil, ont été répertoriées, bouleversant les connaissances sur la manière dont se forment et s’organisent les systèmes solaires.

Des « super-Terre », des « mini-Neptune » Notamment, les astronomes s’interrogent sur la nature de certains astres repérés par centaines : les « super-Terre » et les « mini-Neptune », des corps célestes d’une taille ou d’une masse intermédiaires entre celles de la Terre et de Neptune.

Sont-ils constitués de roches, de gaz ou de glaces ? Disposent-ils d’une atmosphère ? Pourraient-ils être entièrement recouverts d’océans ? Impossible de le savoir, faute d’avoir eu, au cours des missions spatiales précédentes – CoRot (CNES-ESA et partenaires) et Kepler (NASA) – accès à la fois au rayon et à la masse de ces objets et donc à leur densité.



Vue d’artiste de l’exoplanet « 51 Peg ». NICK RISINGER,M. KORNMESSER / AFP TESS prétend corriger le tir. Ce petit satellite lancé en avril 2018 a pour tâche de rechercher des planètes suffisamment proches de la Terre pour être étudiées en détail par les télescopes de la prochaine génération, qu’il s’agisse du James Webb (NASA-ESA-Agence spatiale canadienne), dont la mise en service dans l’espace est prévue en 2021, ou du E-ELT (European Southern Observatory), dont la construction au Chili sera achevée en 2025.

. TESS doit scruter les étoiles dans un corpus prédéfini de 200 000 astres, tous situés à moins de 200 années-lumière de la Terre ..


code de nouvelles: 444488  |  lemonde
Toutes les nouvelles ont été recueillies par AllFrenchNews Crawler

Mots clés