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22 07.05.2019 23:52:28 23:52

Enfants de jihadistes. Les familles lancent un « cri d’alarme » à François Hollande


(AFP) « Le bannissement n’existe pas en France ! » : les familles d’enfants de jihadistes retenus dans des camps en Syrie, qui réclament en vain au gouvernement leur rapatriement avec leur mère, sont allées plaider leur cause devant François Hollande.

L’ancien président François Hollande a accepté de recevoir mardi dans ses bureaux parisiens des familles de Français partis rejoindre Daesh en Syrie : autour de la table, leurs avocats Marie Dosé et Henri Leclerc, le collectif Familles Unies, deux tantes et deux grands-pères rongés par l’inquiétude.Depuis des mois, ils réclament le retour de leurs proches retenus dans des camps du Kurdistan syrien - quatre enfants et leurs mères et deux orphelins, mais leurs « cris d’alarme » se sont jusqu’alors heurté au refus de la France de rapatrier la quasi-totalité des enfants de jihadistes et leurs mères, malgré les recours judiciaires.

 Le dernier est intervenu lundi : les avocats ont saisi la CEDH pour contraindre la France à rapatrier deux frère et sœur de 4 et 3 ans, au nom d’un « droit absolu » au retour. « Le bannissement n’existe pas en France ! », a résumé Me Leclerc.À lire sur le sujet Enfants de jihadistes. Des grands-parents demandent une condamnation de la France« Tous les jours nous comptons les morts (dans les camps, NDLR) (…) Ces familles ont la capacité de recevoir un jour ces enfants, mais il n’y a pas de nouvelles (…) on est abandonné à notre sort », a dénoncé la voix tremblante Véronique Roy, représentante du collectif familles Unies, dont le fils jihadiste Quentin est présumé mort en Syrie.

 Le collectif a été reçu lundi à Matignon, « le premier rendez-vous depuis deux ans », selon elle.« Le cas par cas, c’est un fait du prince qui ne tient pas »Après des mois de tergiversations, le gouvernement refuse pour l’instant de rapatrier les jihadistes français de Syrie - hommes et femmes - encore sur place alors que des documents attribués aux renseignements montrent que la France a pourtant préparé récemment un plan de rapatriement global de jihadistes et de leurs familles.

Le gouvernement n’a accepté jusqu’ici de rapatrier les enfants qu’au « cas par cas ». Cinq orphelins et une fillette, dont la mère a été condamnée en Irak, ont été ramenés en mars. « Pourquoi les autres ne sont pas rentrés ? », s’emporte Marie Dosé. « Le cas par cas, c’est un fait du prince qui ne tient pas (…) on ne peut pas décider « toi tu seras sauvé mais pas toi », sur quels critères ? »Pour François Hollande, qui avait engagé la France dans la coalition internationale contre Daesh, le retour de tous les orphelins recensés « devrait pouvoir être fait le plus rapidement possible (…) ça, c’est l’urgence », a-t-il déclaré en excluant le « cas par cas ».

. « Le principe général est qu’un enfant orphelin (français) n’a rien à faire.....


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