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Retraites : l’exécutif tergiverse sur la pénibilité



Edouard Philippe en conférence de presse après une rencontre avec les partenaires sociaux, à Paris, le 13 février. STEPHANE DE SAKUTIN / AFP C’est une déception pour la CFDT, qui en avait fait l’un de ses principaux marqueurs, comme pour les autres syndicats. Alors que ces derniers attendaient des arbitrages forts de l’exécutif sur la question de la pénibilité, et plus particulièrement sur le sujet des départs anticipés, ils en ont été pour leurs frais.

Un enjeu central pour eux, à l’heure où le gouvernement entend faire travailler plus longtemps les actifs. Mais, à quatre jours du début de l’examen en séance du projet de loi instaurant un système universel de retraites, le premier ministre, Edouard Philippe, constatant l’absence de consensus en la matière entre partenaires sociaux, a de nouveau choisi de temporiser.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi La pénibilité, « bombe à retardement » de la réforme des retraites Jeudi 13 février, l’ancien maire du Havre a réuni pendant plus de deux heures syndicats et patronat à Matignon, pour tirer le bilan de plusieurs concertations organisées à la mi-décembre.

A l’issue de cette réunion, il a détaillé devant la presse plusieurs annonces, dont la retraite progressive finalement maintenue à partir de 60 ans, une transition « à l’italienne » pour les droits acquis dans le public et le privé, ou encore une réflexion à plus long terme sur un « compte épargne-temps » universel.

Sur la pénibilité, « les attentes sont fortes », a-t-il reconnu. Pour y répondre, l’exécutif a choisi de mettre l’accent sur la prévention et la formation. Ce que les syndicats ont salué, mais jugé insuffisant. « Il n’y a pas de réforme des retraites juste s’il n’y a pas de prise en compte de la réparation pour les salariés exposés à des pénibilités », a réaffirmé, en sortant de la réunion, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT.

« Tout le monde se renvoie la balle pour savoir qui va payer » Pour son homologue de l’UNSA, Laurent Escure, « on a un sujet de contentieux avec les employeurs ». Comme M. Berger, il a appelé l’exécutif « à prendre ses responsabilités » pour « fixer des règles autour de cette question ».

« On a demandé au gouvernement de revoir sa copie », a également lancé Pascale Coton, de la CFTC. « Ça n’avance pas beaucoup parce que tout le monde se renvoie la balle pour savoir qui va payer », a, pour sa part, expliqué François Hommeril, président de la CFE-CGC. Quant à Yves Veyrier, numéro un de Force ouvrière, il a considéré que le compte de prévention professionnelle (C2P), qui permet notamment de cesser le travail deux ans plus tôt dans le privé et qui va être étendu au public, « ne compensera en rien » la fin des départs anticipés pour certaines catégories de fonctionnaires.

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